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Quelles leçons tirer de l'aventure de la Place Nikitotek?

La place Nikitotek vue de loin.

Le rideau tombe sur la place Nikitotek.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Après avoir annoncé la mise en vente du théâtre extérieur plus tôt cette semaine, des conseillers municipaux qui étaient là au fil des décisions à prendre ont accepté de faire un retour dans le temps sur ce projet qui a fait perdre des millions de dollars à la Ville de Sherbrooke.

Conseiller du district de l'Université pendant 26 ans, Jean-François Rouleau maintient que l'idée initiale ne tenait pas la route.

Jean-François Rouleau

Jean-François Rouleau, ancien conseiller municipal à Sherbrooke

Photo : Radio-Canada

Tout le monde le savait à la Ville que Grandes Fourches serait reconstruit dans les 15 dernières années, mais on a quand même on s'est obstinés à prendre de mauvaises décisions à répétition et on s'est installés à cet endroit-là et en boni on a décidé plus tard de mettre un million sur un toit, raconte ce dernier.

Ceux et celles qui ont pris ces décisions-là doivent vivre avec et c'est malheureux c'est des fonds publics. J'étais incapable de suivre ce plan logique là.

Jean-François Rouleau, ancien conseiller municipal à Sherbrooke

Selon lui, la Ville n'aurait pas dû essayer de porter le chapeau de promoteur.

Hélène Dauphinais, ancienne conseillère municipale, était en poste lorsque la décision de signer une entente de 10 ans avec Québec Issime a été prise. À l'époque, elle questionnait déjà la rentabilité du projet.

Une autre erreur de base c'est quand on a signé avec le promoteur c'est qu'il venait nous présenter ici c'est un spectacle qui avait tourné à Drummondville, Brossard, Montréal et tourné au Saguenay. C'est sûr que tu n'attires pas du monde de ces coins-là pour venir le voir ici. C'est un vieux spectacle, il est éventé, soutient-elle.

Des conseillers estimaient qu'il fallait se rendre au bout de l'exercice. C'est le cas de Chantal L'Espérance qui est toujours en poste en plus d'être à la tête du comité de revitalisation du centre-ville. Elle croit encore aujourd'hui qu'un amphithéâtre extérieur est une belle avenue pour attirer le tourisme.

Chantal L'Espérance

Chantal L'Espérance, conseillère municipale de Sherbrooke et présidente du comité de revitalisation du centre-ville

Photo : Radio-Canada

C'est simplement que ce n'est pas le succès qu'on aurait espéré. Mais entre un échec et le succès 100 %, il y a un juste milieu. Il reste quand même que c'est une infrastructure culturelle que nous n'avons plus ça, il faut remplacer par autre chose, explique la conseillère municipale.

Moi je ne dis pas que c'est un échec.

Chantal L'Espérance, conseillère municipale et présidente du comité de revitalisation du centre-ville

La conseillère municipale Danielle Berthold croit qu'il faut tourner la page.

Et maintenant, est-ce qu'on dépense par ces temps difficiles presque 500 000 dollars pour entreposer une scène qui serait restée là durant une période de trois ans, avant qu'on lui trouve un autre endroit propice pour l'installer? Ça c'est de ne pas bien gérer l'argent des citoyens. Là on veut vendre la place Nikitotek, c'est l'avenir, moi j'ai déjà été approchée par des gens qui veulent l'acheter, affirme Mme Berthold.

La Ville espère tirer 3 millions de dollars de la vente de la scène extérieure et elle laisserait le démantèlement à l'acheteur.

*Avec les informations de Marie-Ève Lacas

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