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Plusieurs problèmes dans la capsule spatiale de Boeing

Plan rapproché de la capsule au moment d'être fixée au lanceur.

La capsule CST-100 Starliner de Boeing est installée sur la fusée Atlas V, à la fin novembre, à cap Canaveral.

Photo : Reuters / NASA

Agence France-Presse

L'agence spatiale américaine (NASA) a reconnu vendredi que plusieurs problèmes avaient mis en danger la capsule pour astronautes de Boeing, Starliner, lors de son vol d'essai à vide en décembre, la NASA regrettant des problèmes systémiques chez le géant aérospatial.

Le vol a subi beaucoup d'anomalies, a reconnu l'administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, lors d'une conférence téléphonique avec la presse, appelant à ne jamais, jamais avoir peur de la vérité.

Les anomalies de logiciel sont probablement les symptômes du vrai problème, à savoir que nous avons eu de nombreux dysfonctionnements de procédure dans le cycle de développement et de test des logiciels, a déclaré Doug Loverro, le responsable des vols habités à la NASA.

La supervision de la NASA a été insuffisante, c'est évident.

Doug Loverro, NASA

Le premier problème de logiciel, découvert peu après le lancement, le 20 décembre, a empêché la mise sur la bonne orbite de Starliner, qui aurait dû aller jusqu'à la Station spatiale internationale (SSI) mais a dû revenir sur Terre deux jours après. Une intervention manuelle a empêché la perte du véhicule, selon la NASA.

Le deuxième fut l'impossibilité de communiquer avec le vaisseau pendant plusieurs minutes, en raison du bruit radio émanant probablement de communications terrestres. Cela n'avait pas été anticipé, a reconnu Boeing.

Le troisième problème, révélé seulement jeudi par une commission de sécurité de la NASA et confirmé vendredi par la NASA et Boeing, aurait pu lui aussi provoquer la destruction de l'appareil.

Le système gérant le module de service, une partie du vaisseau qui se détache du module habité avant la rentrée atmosphérique, contenait une erreur de code informatique.

Cette erreur aurait conduit les propulseurs à repousser le module de service vers le module habité, ce qui aurait pu provoquer un choc, déstabiliser le véhicule ou endommager son bouclier thermique, a expliqué Jim Chilton de Boeing.

Cette erreur n'a été découverte que tard le samedi soir précédant l'atterrissage. La correction a été téléchargée un peu moins de trois heures auparavant par les ingénieurs de Boeing, selon John Mulholland, chef du projet Starliner. Rien n'avait filtré à l'époque.

Les conclusions de l'enquête indépendante seront prêtes fin février. Les responsables de la NASA ont refusé de spéculer sur les conséquences en termes de calendrier, alors que Starliner devait emmener ses premiers astronautes vers la SSI dans les prochains mois.

Doug Loverro a évoqué des problèmes éventuels dans la culture d'entreprise de Boeing, et fait allusion à des anomalies dans d'autres parties, référence probable à la crise de l'avion 737 MAX.

Parallèlement, la capsule de SpaceX, Crew Dragon, s'approche de son premier vol habité, probablement au deuxième trimestre, selon Elon Musk.

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