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Coupable d'avoir embauché des travailleurs clandestins

Philippe Thomassin a plaidé coupable à neuf chefs d'accusation en vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés. On le voit ici au palais de justice de Québec

Philippe Thomassin a plaidé coupable à neuf chefs d'accusation en vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés.

Photo : Radio-Canada

L'ancien dirigeant d'une résidence pour personnes âgées de Québec s'est reconnu coupable d'avoir fait travailler illégalement des travailleurs étrangers, tout en disant avoir été victime de la pénurie de main-d'oeuvre.

Philippe Thomassin a plaidé coupable à neuf chefs d'accusation en vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés.

Il a engagé neuf travailleurs étrangers pour travailler auprès des résidents de la Résidence Chanoine-Scott, de l'arrondissement Sainte-Foy.

Les employés illégaux ont occupé pour la plupart des postes de préposés aux bénéficiaires, entre le mois de mai 2016 jusqu'à l'intervention des Services frontaliers, en mars 2018.

Thomassin avait mis en place un système de prête-noms.

« Les gens qui sont au Canada, sans permis de travail, bien entendu, n'ont pas de numéro d'assurances sociales », a expliqué le procureur aux poursuites criminelles et pénales fédéral, Me Frank D'amours.

« Alors essentiellement on prenait une autre personne, qui elle détient un numéro d'assurance sociale, on remplissait une fiche à ce nom-là, et c'est cette personne-là qui recevait le salaire, qui recevait par exemple les payes et dans certains cas, recevait même le relevé d'emploi. »

Le procureur a fait savoir à la juge que les prête-noms, des proches des travailleurs illégaux, feront également face à la justice prochainement.

Pénurie de main-d'oeuvre

Après avoir plaidé coupable, Philippe Thomassin a expliqué que la pénurie de main-d'oeuvre l'avait mené à agir de la sorte.

Il s'est plaint de la concurrence du réseau public qui offre des salaires plus avantageux aux préposés aux bénéficiaires.

« On est leur club-école », a lancé Thomassin, disant avoir déjà perdu « 15 filles en deux semaines » à la suite d'une offensive d'embauche du secteur public.

En raison de ce contexte, son avocat Me René Verret réclame une absolution inconditionnelle pour son client de 64 ans qui n'a pas d'antécédent judiciaire.

Le procureur de la poursuite estime pour sa part que « la fin ne justifie pas les moyens ».

Me Frank D'Amours estime que Thomassin devrait purger une peine dans la collectivité, pouvant aller jusqu'à neuf mois.

La juge Rachel Gagnon a mis la cause en délibéré.

À noter que Philippe Thomassin a quitté ses fonctions au sein de l'entreprise familiale qui gère la résidence pour personnes âgées à la suite de l'intervention des Services frontaliers.

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