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Logements sociaux : le FRAPRU presse le gouvernement d'agir

Manifestation du FRAPRU à Drummondville

Manifestation du FRAPRU à Drummondville

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

La Caravane du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) était de passage à Drummondville, vendredi, pour dénoncer les retards accumulés dans le dossier des logements sociaux et communautaires .

La Coalition Avenir Québec (CAQ) avait promis en campagne électorale de construire les logements sociaux promis lors des budgets antérieurs, mais qui n’avaient jamais vu le jour.

Environ 80 personnes se sont ainsi rendues devant les bureaux du député de Johnson et ministre responsable du Centre-du-Québec, André Lamontagne, pour faire pression afin que le gouvernement tienne sa promesse. Selon le FRAPRU, ce sont 15 000 logements qui ont été promis au fil des dernières années, et il est nécessaire de revoir le budget provincial.

On souhaite qu’André Lamontagne reconnaisse les besoins actuels dans la région et porte le message à ses collègues du ministre des Finances et de l’administration Legault en général qu’il faut du financement pour du logement social dès le prochain budget, explique Caroline Magontier, une des porte-parole du FRAPRU.

Manifestation du FRAPRU à Drummondville

Manifestation du FRAPRU à Drummondville

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Une crise majeure

À Drummondville, le taux d’inoccupation frise le 1 %, alors que le seuil favorable à une « situation d’équilibre » est de 3 %. Au Québec, le taux d’inoccupation global est de 2,4 %.

Véronique Laflamme, également porte-parole pour le FRAPRU, soutient qu’il est urgent que Québec agisse.

On vit une véritable crise du logement au Québec en raison de la pénurie, mais aussi de la hausse importante du coût du logement et aussi de la spéculation qui sévit dans plusieurs quartiers des grandes villes.

Il y a le phénomène AirBnB qui affecte le parc de logements locatifs, la gentrificiation [sic] de certains quartiers populaires qui vient accentuer la rareté du logement locatif abordable.

Une citation de :Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU

Même son de cloche du côté de Caroline Magontier, qui estime que la province vit sa pire crise du logement locatif en 15 ans.

Ça prend 50 000 logements sociaux en 5 ans pour répondre aux besoins des plus démunis.

Une citation de :Caroline Magontier, porte-parole du FRAPRU

Le FRAPRU rappelle par ailleurs que le contexte actuel force plusieurs locataires à faire des choix déchirants. Certains doivent décider s’ils se nourrissent convenablement ou s’ils paient leur loyer.

Cette manifestation était la première d’une série de dix qui se déroule dans plusieurs régions du Québec au cours des trois prochains jours.

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