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  • Sculptures sur glace et sur neige : à la rencontre des artistes de l’hiver

    Une femme sculpte un bloc de glace.

    À Saint-Côme dans Lanaudière, une artiste taille un bloc de glace dans le cadre du Festival Saint-Côme en glace.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Février est synonyme de grands froids. Alors que certains espèrent voir fondre la neige et la glace au plus vite, d’autres utilisent cette matière pour créer de véritables chefs-d’œuvre. Nos journalistes et animateurs sont allés à la rencontre de ces artistes qui égayent les festivals d’hiver de leurs sculptures.

    Dans l’émission Au jour le jour du 11 février 1987, l’animatrice Dominique Lajeunesse reçoit le sculpteur sur glace Paul Caron. Dans le cadre des festivités du Carnaval de Québec et des Rendez-vous 1987, l’artiste démystifie cet art éphémère.

    C’est depuis 1890 environ qu’il existe des sculptures sur glace à Québec, nous dit l’animatrice. Paul Caron, lui, a commencé à sculpter au début des années 1960. Au départ, c’est à même le fleuve Saint-Laurent que l’artiste découpait ses blocs de glace.

    Il existe une grande différence entre la manière de sculpter de la neige et de la glace. Les outils et les techniques ne sont pas les mêmes. Lorsqu’il sculpte un bloc de glace, Paul Caron prend soin de bien se protéger avec des gants et des bottes de caoutchouc en raison des outils électriques qu’il utilise, comme la scie.

    Avec la glace, on a moins de liberté. Il faut avoir beaucoup d’équilibre.

    Paul Caron, sculpteur sur glace

    La neige compactée qu’utilisent certains sculpteurs est soufflée avec de gros boyaux pour former de grands cubes. La matière devient très fine et très dure. Elle peut ainsi conserver sa forme même si les températures deviennent plus douces. Une autre technique consiste à modeler la neige en la mouillant pour la travailler ensuite au gré de sa fantaisie.

    Quand on a commencé à travailler, on ne sent pas le froid.

    Paul Caron

    Lors des Rendez-vous 1987 et du Carnaval de Québec, la rue Sainte-Thérèse était le lieu de rassemblement des sculpteurs. Paul Caron explique qu’au début des festivités, chacun faisait « son petit bonhomme ou sa sculpture de glace pour mettre de l’ambiance dans la ville ».

    Sur la rue Sainte-Thérèse, chacun a un peu sa propre technique.

    Paul Caron

    On doit à Lionel Faucher, alias Ti-Père, l’implantation de la tradition des monuments de glace sur la rue Sainte-Thérèse. Le journaliste Jean Morin nous présente ce personnage haut en couleur dans un reportage du Téléjournal du 5 février 1987.

    Québec n’est pas la seule ville à avoir mis en valeur les sculptures sur neige et sur glace lors d’un festival. À Saint-Côme, dans Lanaudière, des familles s’amusent à tailler des blocs de glace géants devant leur maison.

    Lors du Festival Saint-Côme en glace, des centaines d’œuvres glacées ornent l’entrée des demeures. Les habitants s’improvisent sculpteurs sur glace et certains n’ont rien à envier aux sculpteurs professionnels.

    Le journaliste Paul Toutant a visité le village et en a ramené des images dans ce reportage du 7 février 2003 présenté au Téléjournal. La tradition perdure puisque cette année, le festival, qui se déroule du 1er au 16 février 2020, en est à sa 39e édition.

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