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Pénurie d'essence dans plusieurs stations-service Co-op de Saskatoon

Une pompe à essence fermée.

Deux stations-service Co-op de Saskatoon ne pouvaient plus répondre à la demande des clients, vendredi midi.

Photo : Radio-Canada / Grégory Wilson

Samuel Desbiens

Quelques jours après que la Federated Co-operatives Limited (FCL) a imposé une limite de 100 litres d’essence par jour à ses clients qui se rendent dans ses stations-service avec une carte d’accès en Alberta, au Manitoba et en Saskatchewan, voilà que 2 des 10 stations-service Co-op de Saskatoon doivent fermer temporairement en raison d’une pénurie d’essence.

Selon l’entreprise, la mesure annoncée cette semaine avait pour objectif d’empêcher qu’une telle situation ne se produise.

Or, jeudi soir, la station-service Co-op de la 8e rue Est, à Saskatoon, ne pouvait déjà plus répondre à la demande et il n’était toujours pas possible de faire le plein d’essence, vendredi midi. Un message sur la porte de la station-service et sur les pompes d’essence redirigeait les clients vers un autre endroit.

La situation est la même à la station-service Co-op de la 22e rue Ouest.

En raison des barrières illégales installées par Unifor sur le site de la raffinerie [à Regina], notre offre d’essence est réduite, disent les affiches.

Une pancarte sur une porte d'une station-service.

Les clients qui se sont présentés à la station-service de la 8e rue Est à Saskatoon depuis jeudi soir, ont été redirigés vers un autre endroit en raison d'une pénurie d'essence.

Photo : Radio-Canada / Grégory Wilson

Lundi, le président-directeur général de la FCL, Steve Banda, avait évoqué la possibilité d’une pénurie d’essence dans les trois provinces des Prairies, accusant au passage le syndicat Unifor d’être responsable de la situation.

Selon lui, les barricades installées sur le site de la raffinerie Co-op de Regina depuis le 20 janvier, empêchent d’alimenter le marché.

Si certaines personnes rencontrées près des stations-service de Saskatoon vendredi matin disent en avoir assez du conflit entre Unifor et la Co-op, d’autres craignent particulièrement une éventuelle pénurie d’essence dans les petites municipalités de la province.

[Le conflit de travail] dure depuis trop longtemps. Les répercussions peuvent être importantes pour les petites communautés où nous n’avons que les stations-service Co-op. Sans elles, nous n'avons rien, dit Tim Natrop.

Gros plan sur le visage de Tim Natrop, dans sa voiture, qui répond aux questions du journaliste par la fenêtre.

Tim Natrop s'est dit particulièrement inquiet des répercussions que pourrait avoir le conflit entre Unifor et la Co-op.

Photo : Radio-Canada / Grégory Wilson

J’ai été surpris [par le fait qu’il n’y a plus d’essence], explique quant à lui Kevin Naidoo, qui s’apprêtait à se rendre dans une autre station-service.

Kevin Naidoo, à l'extérieur de son véhicule, répond aux questions du journaliste.

Kevin Naidoo fait généralement le plein d'essence en se rendant dans une station-service Co-op, mais il a été surpris en voyant qu'il n'était pas possible de le faire, vendredi midi.

Photo : Radio-Canada / Grégory Wilson

Les policiers libèrent l’accès à la raffinerie de Regina

Pendant ce temps, à Regina, les autorités sont intervenues vers 23 h, jeudi, pour permettre aux camions liés à l’exploitation de la raffinerie d’entrer et de sortir du site.

Les policiers ont ainsi complètement bloqué une portion de la 9e avenue Nord entre les rues Winnipeg et McDonald aux autres véhicules et aux piétons, et demandé aux agents de sécurité de la raffinerie de ramasser les matériaux qui pourraient être utilisés pour installer des barricades illégales.

Selon le Service de police de Regina, il s’agit d’une façon de restaurer un environnement adéquat pour permettre aux membres d’Unifor de manifester pacifiquement en toute sécurité.

Cette décision n’a cependant pas plu au président national d’Unifor, Jerry Dias, qui, dans une vidéo publiée vendredi après-midi sur le compte Twitter du syndicat, affirme que les policiers se rangent une fois de plus derrière l’employeur.

Si les policiers veulent nous permettre de manifester pacifiquement, pourquoi prennent-ils nos installations comme les toilettes et les sources de chauffage, demande-t-il.

Selon lui, la Co-op n’a aucune envie de mettre fin au lock-out et de négocier de bonne foi avec Unifor. Il répète que les ouvriers comme les quelque 800 employés en conflit de travail n’ont pas le choix de se battre pour faire valoir leur point de vue.

Les autorités espèrent également que leur mesure permettra de faire respecter l’injonction de la Cour du Banc de la Reine du 24 décembre.

Un juge a d’ailleurs entendu les arguments des deux parties concernant les allégations contre Unifor pour outrage au tribunal, jeudi.

Avec les informations de Karel Houde-Hébert et de Grégory Wilson

Conflit de travail à la raffinerie Co-op de Regina

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