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Archives

Les polygraphes, des appareils qui oscillent entre vérités et mensonges depuis longtemps

L'animateur Jacques Houde fait passer un test de polygraphe à un volontaire durant l'émission Atomes et galaxies.

Le polygraphe en fascine plusieurs pour sa capacité supposée de discerner la vérité du mensonge.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les polygraphes sont des appareils qui suscitent la curiosité parmi la population. Mais comment fonctionnent-ils? Explications grâce aux archives de Radio-Canada.

Une méthode très ancienne

Les polygraphes sont des appareils auxquels on a recours pour déterminer si quelqu’un dit la vérité ou ment lorsqu'il est interrogé.

Ses partisans partent du postulat qu’une personne qui ment va développer des réactions émotionnelles et physiques que les polygraphes peuvent mesurer.

Par exemple, un menteur développerait du stress qui augmenterait la transpiration. Cette transpiration accroît la capacité de la peau à transporter l’électricité.

C’est cette réponse galvanique cutanée qu'évaluent les polygraphes.

L’idée qu’on puisse utiliser les modifications physiologiques pour détecter les mensonges n’est pas nouvelle.

Au Moyen Âge, les juges faisaient avaler de la farine aux accusés pour identifier ceux qui avaient la bouche sèche, ce qui aurait désigné les menteurs.

Comment fonctionnent les polygraphes?

Les polygraphes modernes sont plus sophistiqués que les juges médiévaux.

En 1967, une équipe de l’émission Visite à l’expo se rend au Pavillon de L’Homme et la santé de l’exposition universelle de Terre des hommes qui se tient à Montréal.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Visite à l'expo, 1er octobre 1967 (extrait)

Le 1er octobre 1967, elle en rapporte un reportage qui présente une démonstration du fonctionnement d’un polygraphe.

Comme l’explique celui qui effectue la démonstration, le polygraphe cherche à mesurer les réactions émotionnelles.

On place des électrodes sur les poignets d’une volontaire.

Celui qui manipule le polygraphe cherche à découvrir des changements dans la respiration, la pression sanguine, le rythme cardiaque et le pouls, ainsi que la transpiration.

Ces changements sont identifiés grâce à l’utilisation de certains mots qui doivent susciter des émotions.

Cette présentation ne nous indique pas cependant si la volontaire a menti.

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Atomes et galaxies, 31 janvier 1970

Le 31 janvier 1970, un reportage du journaliste André Hébert, présenté à l’émission Atomes et galaxies, nous montre comment un polygraphe peut reconnaître quelqu’un qui ment.

Jacques Houde demande à un volontaire de répondre à ses questions. L’animateur cherche à déterminer quelle carte de pique ce dernier a choisie dans un jeu de cartes.

L’identité de la carte est cachée.

La seule façon d’arriver à la connaître est pour Jacques Houde de poser des questions auxquelles le volontaire ne peut que répondre par la négative.

En examinant le graphique qui enregistre les changements émotionnels du volontaire, Jacques Houde réussit à identifier que la carte qu’il cherche est le sept de pique.

Il sait donc qu’on lui a menti quand il a spécifiquement demandé si c’est cette carte que le volontaire avait choisie.

Mais est-ce la méthode du polygraphe est complètement fiable? Plusieurs systèmes de justice croient que non.

Au Canada, par exemple, la Cour suprême a déclaré que les résultats d’un test de polygraphe sont inadmissibles en tant que preuves lors d’un procès.

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