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Chronique

Coronavirus : ne pas céder à la panique

Deux hommes en combinaison de protection mesurent avec un scanner la température d'un automobiliste.

À Wuhan, les autorités prennent la température des occupants des véhicules.

Photo : Getty Images / AFP

Le coronavirus, aussi appelé nCoV-2019, est une réalité que nous devons maintenant apprivoiser. Depuis plus d'un mois, les décideurs et les autorités médicales s'expriment pour annoncer des mesures ou pour rassurer contre la confusion et la panique qui peuvent résulter de cette nouvelle maladie respiratoire. Je crois que chacun d'entre nous a le devoir de se faire une idée de la situation et de se fixer des repères pour traverser ce problème de santé publique planétaire, dans une relative sérénité. Voici ce que j'ai appris pour ma part!

Mobilisation

La mobilisation est totale pour gérer cette crise, contrer les rumeurs et la désinformation à ce sujet et donner l'heure juste sur son évolution. Entendre dire que le risque de contagion reste faible, appeler à la retenue, voir des évacuations organisées ici et là à la demande des gouvernements ou des personnes qui souhaitent quitter les régions les plus touchées : tout cela est rassurant.

Chacun d'entre nous a lu, vu ou entendu parler des méfiances qui ciblent particulièrement des Chinois, même à l'extérieur de leur pays. Se mobiliser, informer et rassurer sont essentiels pour combattre ce genre de stigmatisation...

Des infirmiers en tenue de protection poussent une civière.

Du personnel médical transporte un malade à l'hôpital Queen Elizabeth de Hong Kong.

Photo : Reuters / cnsphoto

Les faits

Aujourd'hui, je crois qu'on en sait un peu plus sur le nCoV-2019, même si d'importantes zones d'ombre demeurent et que les efforts doivent se poursuivre pour limiter son expansion et pour lui trouver un traitement efficace.

Après une période de flottement et de déni, la Chine a reconnu que l'infection au coronavirus serait née de sa ville de Wuhan. L'Organisation mondiale de la santé avait été alertée le 31 décembre 2019 à des cas de pneumonie dans cette ville. Le 7 janvier, les autorités chinoises ont confirmé la détection du nCoV-2019. Il est maintenant établi que ses symptômes incluent l'écoulement nasal, des maux de tête, la toux, les maux de gorge, la fièvre et le sentiment de mauvais état général.

Le virus contagieux a déjà infecté quelques dizaines de milliers de personnes et entraîné quelques centaines de morts. Plus d'une vingtaine de pays sont déjà touchés. Le Canada a confirmé moins d'une dizaine de cas, notamment en Ontario et en Colombie-Britannique, mais aucun décès. Les agences de santé publique nationale, provinciales et territoriales disent collaborer avec des partenaires internationaux pour surveiller la situation, détecter et gérer d'éventuels cas.

Santé Canada rappelle qu'il n'existe pas de traitement précis pour soigner l'infection au coronavirus, mais la plupart des patients se rétablissent d'eux-mêmes.

Le coronavirus du SRAS vu sous un microscope.

Le coronavirus du SRAS vu sous un microscope.

Photo : AFP/British Health Protection Agency

Précautions

Comme toute épidémie, l'infection au coronavirus expose à la contagion et à des ennuis de santé qui peuvent être mortels. Il me semble donc tout à fait normal que des précautions soient prises en conséquence.

En cas de symptômes qui s'apparentent au rhume, Santé Canada nous recommande de rester à la maison, d'éviter des contacts étroits avec autrui, de couvrir la bouche et le nez, de se laver les mains, de nettoyer et désinfecter les objets et les surfaces.

De nombreuses voix ne cessent cependant de le rappeler : ces précautions ne devraient pas être le prétexte pour nourrir la méfiance à l'égard des Chinois et de leur environnement, dans nos communautés.

Tous solidaires

En Alberta, aucun cas de coronavirus n'a encore été rapporté, mais à Calgary, par exemple, la communauté chinoise a senti le besoin de mettre en garde contre la stigmatisation.

Le Consulat général de Chine a acheté des pages dans les quotidiens le Edmonton Journal et le Calgary Herald pour dénoncer des propos ou des actes discriminatoires envers les Chinois des deux villes, soupçonnés sans preuve, d'être contaminés. C'est un geste que je salue.

La crise du coronavirus est, en effet, me semble-t-il, une occasion de démontrer notre solidarité envers ceux qui tentent de maîtriser cette crise de santé publique, envers les personnes infectées et envers ceux qui ont des liens avec ces patients.

Difficile de nier que cette épidémie me fait aussi peur. Mais, j'espère que dans nos communautés et grâce à une information éclairée, nous deviendrons de plus en plus capables de gérer nos peurs tout en prenant les précautions recommandées.

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