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400 travailleurs mis à pied cette semaine chez Ford à Oakville

L'usine Ford à Oakville.

Ford Canada avait annoncé des licenciements à venir à l'usine d'assemblage d'Oakville.

Photo : CBC

Camille Gris Roy

Environ 400 travailleurs ont été mis à pied cette semaine à l'usine d'assemblage de Ford à Oakville, près de Toronto. Ces compressions de postes avaient été annoncées l'automne dernier par le constructeur automobile, qui a mis fin à la production des véhicules Flex et Lincoln MKT.

La compagnie avait signalé, fin octobre, qu’environ 450 employés recevraient leur avis de mis à pied pour le 3 février 2020. De ce nombre, une cinquantaine ont toutefois pu être transférés à l’usine de moteur de Windsor, selon le président de la section locale 707 du syndicat Unifor, Mark Sciberras.

La production du Flex et celle du Lincoln MKT à Oakville ont cessé en décembre, et Ford a également supprimé le troisième quart de travail l’usine, celui de minuit, depuis Noël.

C’est une deuxième vague de compressions depuis 2019, puisque la compagnie avait déjà annoncé200 licenciements à Oakville l'été dernier. Ford Canada avait souligné le besoin de faire des ajustements pour se concentrer sur des modèles qui répondent mieux à la demande des consommateurs.

Le syndicat profitera des négociations de contrat prévues pour plus tard cette année afin de demander au constructeur d’ajouter de nouveaux produits à l’usine d’Oakville. Ça pourrait être aussi des véhicules électriques, mentionne Mark Sciberras. Et s’assurer que notre usine a la technologie émergente pour qu’on puisse avancer dans la nouvelle génération de véhicules.

Comme les véhicules électriques ne nécessitent pas autant de ressources pour être produits, ça pourrait aussi être des stations de recharge qu'on fabriquerait ici, lance-t-il.

Des voitures neuves alignées.

Des véhicules Ford et Lincoln à l'usine d'assemblage d'Oakville

Photo : Reuters / Chris Helgren

Mais Mark Sciberras répète que l’industrie automobile a aussi besoin de l’aide des gouvernements fédéral et provincial pour survivre à la transition, et s’assurer de conserver son identité en Ontario.

En Alberta, ils parlent toujours du pétrole et du fait que c’est une priorité pour l’Alberta que ce soit soutenu, parce que c’est une grosse partie de leur économie. En Ontario, personne ne parle comme ça de l’automobile et de son impact, affirme-t-il.

Ce qui m’inquiète, c’est notre présence, notre empreinte. Et à mesure que les usines disparaissent, les fournisseurs de pièces disparaissent aussi et ça devient plus cher pour nous de produire des véhicules. Je vois ce qui s’est passé avec Ford Australie : ils ont disparu, et je ne veux pas que ça arrive au Canada.

Mark Sciberras, président de la section locale 707 du syndicat Unifor

L'usine d’Oakville, qui emploie près de 4200 travailleurs, continue de produire la Ford Edge et le véhicule Lincoln Nautilus.

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