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Déraillement de train près de Guernsey : les évacués peuvent rentrer chez eux

Un important nuage de fumée noire.

L'état des lieux, quelques heures après le déraillement de train de jeudi matin, près de Guernsey, en Saskatchewan.

Photo : gracieuseté Philippe Gaudet

Plus de 24 heures après le déraillement d'un train du Canadien Pacifique (CP) transportant du pétrole près de Guernsey, en Saskatchewan, les personnes évacuées ont pu rentrer chez elles vendredi après-midi.

Les pompiers présents sur les lieux tentent toujours de maîtriser l’incendie. L’épaisse fumée noire qui recouvrait le ciel au-dessus du lieu du déraillement jeudi est, elle aussi, toujours bien présente, vendredi.

Un inspecteur du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) est arrivé sur le lieu du déraillement, sans toutefois pouvoir commencer son enquête en raison de l’incendie.

De la fumée s'échappe de wagons en feu.

Une épaisse fumée noire s'échappe toujours des wagons en feu, plus de 24 heures après qu'un train du Canadien Pacifique a déraillé.

Photo : Radio-Canada / Omayra Issa

Vers 6 h 15 jeudi matin, 32 des 104 wagons du train ont quitté les rails, le long de l’autoroute 16, avant que 12 d’entre eux ne s’enflamment.

L’autoroute est d’ailleurs toujours fermée dans les deux directions.

Réduction de la vitesse des trains

Quelques heures après le déraillement du train jeudi, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a publié un ordre ministériel forçant les trains qui transportent des matières dangereuses et qui circulent sur les voies ferrées à travers le pays à ralentir.

Durant les 30 prochains jours, les trains qui circulent dans une zone urbaine pourront se déplacer à une vitesse maximale de 32 km/h, alors que ceux qui se trouvent en dehors des centres urbains ne pourront circuler à une vitesse au-delà de 40 km/h.

Jack Gibney, le préfet de la municipalité rurale d'Usborne, espère que la mesure portera ses fruits.

Beaucoup de trains qui circulent dans notre région transportent du pétrole. Je ne sais pas si le fait déduire la vitesse des trains changera les choses, mais je l’espère, affirme-t-il.

Jack Gibney pose pour la photographe.

Le préfet de la municipalité rurale d'Usborne, Jack Gibney, espère que les évacués pourront rentrer chez eux vendredi, plus de 24 heures après le déraillement d'un train du Canadien Pacifique.

Photo : Radio-Canada / Omayra Issa

Sentiment de déjà vu

Jeudi, le président de l’Agence de la sécurité publique de la Saskatchewan (SPSA), Marlo Pritchard, a avoué être préoccupé à propos des deux déraillements survenus près de Guernsey en l’espace de deux mois.

Le 9 décembre, juste après minuit, un autre train du CP transportant du pétrole a quitté les rails, ce qui a provoqué le rejet de 1,5 million de litres de pétrole dans l’environnement.

À l’époque, une vingtaine de wagons s’étaient renversés, selon le BST.

Avec les informations d’Omayra Issa, de Guy Quenneville et d'Alexis Lalemant

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