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Les enseignants franco-ontariens seront en grève générale une fois par semaine

Un drapeau du syndicat des enseignants franco-ontariens.

L'AEFO passe à la phase 3 des moyens de pression.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Radio-Canada

L’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) prévoit une journée de grève générale de ses membres à l’échelle de la province, toutes les semaines, tant que le conflit de travail avec la province ne sera pas résolu.

Dans un communiqué vendredi matin, le syndicat annonce qu’il lance la phase 3 de ses moyens de pression. L’AEFO planifie une journée de débrayage pour ses 12 000 membres du personnel enseignant et suppléant chaque semaine, à commencer par le jeudi 13 février.

L’AEFO doit se battre sur plusieurs fronts, déclare le président de l’association, Rémi Sabourin. D’une part, les conseils scolaires continuent à rejeter du revers de la main les préoccupations des enseignantes et enseignants franco-ontariens. D’autre part, le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, et le premier ministre Ford refusent de maintenir, entre autres, l’investissement pour les élèves à besoins particuliers.

Il faut augmenter la pression. [...] C'est la première fois qu'on se retrouve dans une situation comme celle-là.

Rémi Sabourin, président de l'Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens

On a déjà vu de quelle façon le gouvernement Ford avait saccagé le programme de services destiné aux enfants autistes et à leur famille. Il est déplorable qu’il veuille maintenant s’en prendre à la réussite de nos élèves à besoins particuliers, soutient-il.

Le syndicat était de retour à la table de négociations cette semaine, mais conclut que les discussions ont encore une fois, piétiné. La grève du zèle entamée par l’AEFO en janvier se poursuit également.

En ce moment, on parle seulement de coupures, et ça c'est du jamais vu. Nous, on veut parler d'investissements.

Rémi Sabourin, président de l'Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens

Le gouvernement continue à déclarer que les négociations ne portent que sur les salaires et les avantages sociaux. Nous lui avons pourtant expliqué maintes et maintes fois que les enseignantes et enseignants franco-ontariens, qui ont à cœur le succès de leurs élèves, lui demandent aussi de réévaluer certaines décisions comme l’augmentation de la taille des classes, l’obligation de suivre des cours en ligne, ajoute Rémi Sabourin.

Selon le président, c'est la première fois depuis la création des conseils scolaires francophones, en 1997, que l’AEFO déclenche un mouvement de grève d’une telle envergure.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Dean Gariépy

De son côté, le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, a déploré dans une déclaration écrite que les syndicats d’enseignants continuent d’utiliser des moyens de pression. Cela dure depuis trop longtemps. Les élèves de toute la province subissent les conséquences du retrait de certains services et de la diminution de leur temps d’apprentissage.

Les parents souhaitent que toutes les parties se retrouvent à la table de négociation et entament des discussions pertinentes et centrées sur les élèves. J’invite les leaders syndicaux à continuer de collaborer avec nous de bonne foi ainsi qu’à mettre un terme à ces grèves et à faire tous les efforts possibles pour conclure une entente qui veille à ce que nos élèves restent en classe, comme il se doit, a-t-il communiqué.

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