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Plus de 14 000 passagers touchés par les annulations des trains VIA Rail

Des voyageurs attendent au guichet de Via Rail à la gare Union de Toronto.

Des voyageurs attendent au guichet de Via Rail à la gare Union de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

Radio-Canada

En raison de « manifestants qui bloquent les voies près de Belleville, en Ontario », plusieurs trains VIA Rail entre Toronto et Montréal ainsi qu'entre Ottawa et Toronto ne circulent pas « jusqu'à ce que le problème ait été résolu ».

VIA Rail a indiqué en début de soirée samedi que le nombre total de passagers touchés jusqu’à maintenant se chiffre à un peu plus de 14 000. Certains clients pourraient toutefois avoir effectué un déplacement partiel ou encore annulé leur départ de plein gré.

Les perturbations du service ferroviaire se poursuivront dimanche, a prévenu VIA Rail, indiquant que les départs des trains 40, 42, 45, 52, 53, 62, 63, 64, 65, et 643 seront annulés dimanche matin.

Un total de 68 trains ont été annulés jusqu’à présent.

Les manifestants sont des membres de la Première Nation mohawk de la réserve de Tyendinaga, qui bloquent la voie ferrée à Marysville au croisement avec la route Wyman's, à l'ouest de Kingston, en solidarité avec les Wet'suwet'en, en Colombie-Britannique.

Plusieurs membres de cette nation s'opposent au projet de gazoduc Coastal GasLink, dans le nord de la province. Cette perturbation du service ferroviaire a commencé jeudi soir entre Montréal et Toronto et Ottawa et Toronto, dans les deux sens.

Un camion équipé d'une déneigeuse et d'autres véhicules stationnent devant une voie de chemin de fer. Plusieurs manifestants se trouvent sur le lieu.

Des membres de la Première Nation mohawk de la réserve de Tyendinaga bloquent les voies ferrées du CN à Tyendinaga en soutien aux Wet'suwet'en, qui luttent contre la construction d'un gazoduc dans le nord de la Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Lars Hagberg

VIA Rail avait indiqué plus tôt que les trains 40, 42, 44, 45, 47, 50, 52, 53, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 641, 643, 645, 668, 669 étaient annulés samedi.

Aucun moyen de transport de rechange n'est offert aux passagers touchés, mais la compagnie remboursera ceux qui sont concernés. Les voyageurs, ou toute personne qui attend un usager, devraient vérifier l'évolution de la situation sur le site Internet de VIA Rail (Nouvelle fenêtre). Le porte-parole de VIA, Karl-Philip Marchand Giguere, ajoute ceci : Nous sommes conscients de l’impact de cette situation – qui est malheureusement hors de notre contrôle – sur nos clients, et nous sommes désolés pour les inconvénients occasionnés.

Un panneau d'information sur les départs de la station Union à Toronto montre que les trains à destination d'Ottawa et de Montréal sont annulés.

Le panneau des départs à la station Union à Toronto, en fin de matinée, vendredi

Photo : Radio-Canada / ROZENN NICOLLE

La compagnie CN, propriétaire des voies de fer, a quant à elle suspendu le transport de marchandises sur cette même ligne. Les mouvements des trains sont actuellement arrêtés et nous continuons de surveiller la situation, a-t-elle précisé dans un communiqué laconique. CN n'a pas souhaité commenter l'avancée des négociations tenues avec les protestataires.

Manifestation contre un gazoduc

Les protestataires mohawks disent qu'ils ne libéreront la voie ferrée que lorsque les agents de la GRC auront quitté le territoire des Wet'suwet'en. Un camion équipé d'une pelle à déneigement a été utilisé jeudi pour empêcher les trains de passer. Celui-ci a depuis reculé et est stationné le long de la voie ferrée.

Carte indiquant le lieu du blocage ferroviaire, situé à Marysville à l'ouest de Kingston.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le blocage ferroviaire a lieu à Marysville, où un camion bloque les voies.

Photo : Radio-Canada

Une partie des Wet'suwet'en s'oppose au projet de gazoduc Coastal GasLink en Colombie-Britannique. Ils disent agir au nom des chefs héréditaires, leaders du système de gouvernance de la nation en place avant la loi sur les Indiens. Ces derniers ne reconnaissent pas la légitimité des chefs élus de la même nation qui ont approuvé le gazoduc et dont l'avis est reconnu par les instances canadiennes.

De son côté, la Police provinciale de l'Ontario (PPO) surveille la situation. La porte-parole du corps policier Carolle Dionne dit que la PPO est en contact avec les manifestants pour trouver avec eux une autre façon de faire passer leur message qui soit légale et pacifique.

Avec les informations de CBC News

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