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Un contrat de 5 millions de dollars pour une glissière sur l’A-50

Des câbles à l'extérieur de l'autoroute

Plusieurs études et rapports démontrent que les glissières à câbles ne sont pas conçues pour l’autoroute 50 (archives).

Photo : Radio-Canada / Rob Maldaner

Controversée, la glissière à câble à haute tension de l’autoroute 50 coûtera près de 5 millions de dollars, selon une entente conclue avec l’entreprise Eurovia Québec.

Au terme d’un appel d’offres, c’est la section Outaouais de la multinationale qui a obtenu le contrat d'installation de cette barrière, pour un montant total de 4,8 millions de dollars. Il s'agissait du plus bas soumissionnaire. La glissière sera installée sur un des tronçons les plus meurtriers de l’A-50, situé entre Gatineau et l’Ange-Gardien, une première au Québec.

La porte-parole du ministère des Transports du Québec en Outaouais, Rosalie Faubert, a précisé que l'installation se fera dès la fin de la période de dégel, cette année et se poursuivra jusqu'en juillet. Afin de réduire les impacts sur les usagers, les travaux vont se faire en grande majorité pendant la nuit, a par ailleurs indiqué Mme Faubert. Des chemins de détour seront mis en place pendant les travaux.

Rosalie Faubert dans un bureau

Rosalie Faubert est la porte-parole du ministère des Transports en Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

L’entreprise WSP Canada a été embauchée pour assurer la sécurité des travailleurs lors des travaux, pour un coût de 195 000 $, ce qui fait grimper la facture totale du projet à près de 5 millions de dollars.

Des doutes sur l’efficacité

L’automne dernier, Radio-Canada révélait que certains experts remettent en doute la sécurité et l’efficacité de ces câbles à haute tension. Ce type de barrière ne sert à sécuriser un tronçon à deux voies circulant à contresens nulle part ailleurs en Amérique du Nord.

Selon les plans et devis préparés par le ministère des Transports du Québec (MTQ), la province n’a pas l’intention de se conformer aux normes fédérales américaines, qui recommandent un dégagement d’au moins 2 m de chaque côté de la glissière. Seul 1,6 m séparera les deux chaussées. Ainsi, il y aura un espace de dégagement de 80 cm de chaque côté de la glissière.

Une animation montrant une voiture percutant des câbles et se retrouvant dans la voie à sens inverse.

Avec les glissières à câbles prévues par le ministère des Transports sur une portion jugée dangereuse de l'autoroute 50, une voiture pourrait percuter ces câbles et se retrouver dans la voie à sens inverse.

Photo : Radio-Canada

Le député de Papineau et ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, reste tout de même convaincu qu'il s'agit de la meilleure solution pour réduire les face-à-face mortels.

C'est un projet pilote. J'aime mieux qu'on se fasse critiquer parce qu'on fait quelque chose pour sécuriser la 50 que de se faire critiquer comme les libéraux parce qu'on ne faisait rien, a-t-il lancé en entrevue avec Radio-Canada.

C'est sûr que ce n'est pas parfait, mais moi, je suis très heureux qu'on le fasse.

Une citation de :Mathieu Lacombe, ministre responsable de l'Outaouais

Dans son appel d’offres, le MTQ a demandé à l’entrepreneur d’utiliser des câbles qui pourront se renfoncer sur une distance maximale de deux mètres. Selon les plans actuels, il serait donc possible qu’une voiture percute ces câbles et se retrouve dans la voie à sens inverse. Radio-Canada avait également appris que le MTQ devrait déroger à ses propres normes, en réduisant la largeur de l’accotement de trois à deux mètres, afin de laisser plus d’espace au centre de la chaussée.

Avec les informations de Laurie Trudel

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