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Des travailleurs étrangers agricoles pour combler la pénurie dans l'est ontarien

Des vaches et un agriculteur.

La famille Goubau, qui est propriétaire de deux fermes laitières, a décidé il y a plusieurs années de faire appel à des travailleurs étrangers.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans l’est ontarien, bon nombre d'agriculteurs ne parviennent pas à combler tous leurs besoins en matière d’emploi. Ils font alors appel aux travailleurs étrangers.

C'est le cas de la famille Goubau, qui est propriétaire de deux fermes laitières à Lefaivre. Ces jours-ci, la grande majorité de leurs employés viennent du Guatemala.

Ce n’est pas si simple que ça, mais en échange, on a une stabilité dans notre entreprise, ce qui nous permet de faire d’autres choses, souligne la productrice laitière Marie Goubau.

Selon le Conference Board du Canada, les travailleurs étrangers temporaires constituent tout près de 30 % de la main-d'oeuvre agricole en Ontario à l'heure actuelle.

C’est sûr que la pénurie de main-d’oeuvre, c’est toujours un dossier que l’on garde à l’œil, assure le président par intérim de l'Union des cultivateurs franco-ontariens, Alexandre Chabot.

Selon le président, les exploitations de moyenne ou de grande taille ont beaucoup plus de difficulté à recruter.

C’est sûr que les emplois dans le domaine agricole ne sont pas toujours recherchés par les travailleurs autonomes. On parle d’horaires qui peuvent être difficiles. Les tâches, pas toujours plaisantes, reconnaît-il.

Un homme travaille dans une ferme laitière.

La famille Goubau fait appel à des travailleurs du Guatemala.

Photo : Radio-Canada

Certes, pour contrer cette rareté de la main-d’œuvre, certains producteurs empruntent un virage technologique.

Dans les dernières années, beaucoup de fermes se sont tournées vers l’automatisation, justement parce qu’ils avaient de la difficulté à trouver des employés.

Alexandre Chabot, président par intérim de l'Union des cultivateurs franco-ontariens

Mais c’est une solution qui nécessite des investissements importants et, bien entendu, des employés qualifiés pour accomplir le travail.

On peut toujours passer à la robotique. Oui, c’est une solution, mais n’empêche, ça prend quand même quelqu’un pour surveiller le robot, assure Mme Goubau.

Bien que le processus soit lourd et contraignant, le recrutement de travailleurs étrangers, selon Marie Goubau, en vaut la chandelle.

C’est une très bonne solution. Ce sont des gens qui sont contents d’être ici, qui veulent travailler et qui apprécient la valeur de leur emploi, conclut-elle.

Avec les informations de Denis Babin

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