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Un OBNL tente de mettre fin à la pénurie d'enseignants dans le nord du Manitoba

Plan en contre-plongée de trois jeunes enfants autochtones souriants assis à une  petite table.

Depuis plusieurs années Enseigner pour le Canada reçoit des demandes de partenariat des Premières Nations du nord du Manitoba.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Pour pallier une pénurie criante d’enseignants, trois Premières Nations du nord du Manitoba ont signé une entente avec l’organisme à but non lucratif (OBNL) Enseigner pour le Canada, qui recrute, forme et accompagne des enseignants qui veulent travailler dans les communautés autochtones isolées.

Depuis cinq ans, cet organisme à but non lucratif oeuvre sur le territoire ontarien. Pour promouvoir une éducation de qualité dans les communautés reculées, il fera désormais affaire avec trois communautés autochtones manitobaines : la Première Nation de God's Lake Narrows, la Nation crie de Nisichawayasihk, et la Première Nation Northlands Denesuline.

Sarah-Christine Gemson, la vice-présidente des programmes, explique que les réserves autochtones du nord sont souvent isolées et ont beaucoup de difficultés à assurer le recrutement et la rétention d'enseignants.

Cela a un impact sur la qualité de l’éducation, l'engagement des élèves, et à long terme, les résultats scolaires, déplore-t-elle.

À l'automne 2017 dans le nord-est du Manitoba, la rentrée scolaire de près de 200 élèves a été retardée de plusieurs semaines dans la Première Nation de Shamattawa, car il y avait 11 postes d'enseignants à pourvoir.

Formés aux réalités locales

Dans le cadre de ce partenariat, l’organisme enverra des cohortes d'enseignants dans ces communautés pour de contrats d'un minimum de deux ans.

Ils seront recrutés par l’organisme et formés de façon intensive aux cultures et particularités locales, pendant deux semaines, explique Sarah-Christine Gemson. On recrute des gens qui vont bien s’adapter au nord, qui ont un intérêt pour le plein air et qui sont ouverts et respectueux des autres cultures, souligne-t-elle.

Une fois sur place, les enseignants sont accompagnés pour s’assurer de leur bonne intégration et du bon déroulement de leur enseignement. S’ils ont des difficultés, au lieu de tout lâcher et de quitter, ils auront un appui pour passer au travers des défis et rester dans la communauté, ajoute-t-elle.

De « riches expériences »

En dehors de l’éloignement géographique, Sarah-Christine Gemson explique qu’il est difficile de recruter des enseignants dans ces communautés du nord, car ceux-ci n’ont pas conscience des occasions professionnelles dans ces régions.

On entend toujours parler des problèmes et des crises dans ces communautés, ajoute la porte-parole de Enseigner pour le Canada, ce qui dissuade les instituteurs d’y aller.

Toutefois, les enseignants recrutés par l’organisme ressortent avec de très riches expériences humaines et professionnelles, assure-t-elle.

Selon les données de l’organisme, parmi la première cohorte envoyée dans les communautés partenaires du Nord ontarien, il y a cinq ans, 40 % des enseignants sont restés pour une troisième année.

Ils apprennent énormément des membres de la communauté, il y a une grande ouverture pour la façon d'enseigner pour qu’ils soient valorisés dans leur enseignement, se réjouit Sarah-Christine Gemson.

Avec les informations de l'entrevue de Sarah-Christine Gemson à l'émission L'actuel

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