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Le pédophile Luc X accusé de récidive alors qu'il était en maison de transition

Un homme au visage brouillé marche dans un couloir d'un palais de justice.

Luc X a de nouveau été accusé de possession et de distribution de pornographie juvénile.

Photo : Radio-Canada

Luc X est un pédophile notoire, dont l'histoire avait fait le tour du Québec au début des années 2000 quand il avait été arrêté pour avoir agressé sexuellement sa fillette de 4 ans.

L'homme, qui est aujourd'hui âgé de 46 ans, avait poussé l'odieux jusqu'à prendre des photos de ses crimes répugnants pour les rendre accessibles sur Internet.

Condamné à 15 ans de prison, la peine la plus sévère à l'époque pour de tels crimes, Luc X avait obtenu une libération d'office en décembre 2015, aux deux tiers de sa peine, comme la très grande majorité des détenus.

Puisque la juge Dominique Wilhelmy l'avait aussi déclaré délinquant à contrôler pour une période de 10 ans, au terme de sa peine de prison, il a été transféré dans une maison de transition où le Service correctionnel du Canada l'a pris en charge.

Selon les expertises psychologiques produites en 2014, Luc X présentait un risque de récidive élevé, à moyen terme, et modéré-élevé, à long terme.

Nouvelles accusations

Croquis judiciaire.

Lux X avait été condamné à 15 ans de prison pour avoir agressé sexuellement sa fille de 4 ans et avoir diffusé ses crimes sur Internet.

Photo : Radio-Canada

De nouvelles accusations viennent d'être déposées contre Luc X, dont on tait le nom de famille puisque la victime de ses crimes de 2002 est sa propre fille.

Entre mai et août 2019, alors qu'il séjournait en maison de transition et qu'il lui était interdit de se servir d'un ordinateur, il a été accusé d'avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a également déposé une accusation d'avoir distribué, le 1er août 2019, du matériel pédopornographique.

Ces accusations expliquent pourquoi Luc X avait vu sa libération conditionnelle suspendue en 2019. Le 30 octobre dernier, dans un établissement à sécurité moyenne, la Commission des libérations conditionnelles du Canada devait se pencher sur son dossier, mais l'audience n'avait finalement pas eu lieu.

Pour toute explication, l'avocate de Luc X avait évoqué, devant la commissaire, qu'elle avait reçu des documents, la veille, qui l'empêchaient de procéder comme prévu.

La récidive présumée de Luc X explique maintenant la situation nébuleuse du mois d'octobre dernier.

Détention

Luc X est maintenant détenu en attendant la suite des procédures criminelles entamées contre lui la semaine dernière, mais il est aussi détenu puisque sa libération conditionnelle d'office est suspendue.

Il devra purger le reliquat de sa peine jusqu'à la fin, c'est-à-dire au cours de l'année 2020.

S'il est déclaré coupable des accusations portées contre lui, Luc X s'expose à des peines de prison minimales d'un an par chef d'accusation.

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