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Google, Facebook et Twitter mettent en demeure Clearview AI

Des personnes dans la foule d'un concert avec des carrés sur leur visage. Simulation d'un système de reconnaissance faciale.

La technologie de reconnaissance faciale de Clearview est utilisée par plus de 600 services policiers, dont certains sont canadiens, selon l'entreprise.

Photo : Twitter / Fight for the Future

Radio-Canada

C’est en puisant des milliards de photos sur le web que Clearview AI a développé une application de reconnaissance faciale qui peut identifier les gens à partir d’une seule photo de leur visage. Cela n’a pas plu à Google, Facebook et Twitter, qui ont tous mis en demeure l’entreprise en démarrage californienne au cours des derniers jours.

Utilisée par plus de 600 services policiers, dont certains canadiens, Clearview AI pourrait mettre fin à la vie privée telle que nous la connaissons, selon le New York Times, qui a levé le voile sur cette entreprise qui fonctionne dans le plus grand des secrets par une enquête dont les résultats sont parus à la fin de janvier.

Il suffit de téléverser une photo de la personne que vous désirez identifier, et l’application vous montre toutes les images publiques de la personne en question, en plus des sources de chacun des clichés. Selon l’entreprise, l’application a un taux d’efficacité de 75 %, et fonctionne même si le visage est obstrué ou capté sous un angle qui n'est pas optimal.

Les conditions d’utilisation de YouTube interdisent explicitement de collecter des données qui peuvent être utilisées pour identifier une personne. Clearview a publiquement avoué avoir fait exactement ça. Par conséquent, nous lui avons envoyé une mise en demeure, a déclaré YouTube mercredi.

Nous avons de graves préoccupations quant aux pratiques de Clearview, s’est contenté de dire, mercredi, un porte-parole de Facebook au réseau CBS. Plus tard dans la journée, l’entreprise a confirmé à CBS avoir envoyé une mise en demeure à Clearview.

Twitter avait pour sa part envoyé une mise en demeure à Clearview à la fin de janvier.

Clearview se défend

Le PDG de Clearview, Hoan Ton-That, a justifié les pratiques de sa controversée entreprise en démarrage en les comparant à celles du moteur de recherche de Google.

Hoan Ton-That assis sur des marches dans une photo studio.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Hoan Ton-That est le fondateur et PDG de Clearview.

Photo : hoantonthat.com/

Google peut puiser des informations de plusieurs sites web différents, a-t-il dit en entrevue avec CBS. Donc, si [quelque chose] est public, [...] ça peut se retrouver dans le moteur de recherche de Google, et [cela veut dire que ça] peut se retrouver dans le nôtre aussi.

Hoan Ton-That entend contester les mises en demeure qu’il a reçues, estimant qu’il agit en toute légalité.

Il existe un droit constitutionnel à l’information publique. Donc, notre système est conçu pour se servir uniquement d’informations disponibles publiquement, s’est-il défendu.

Clearview affirme avoir aidé les autorités à identifier des prédateurs sexuels, des gens impliqués dans des histoires de vol d’identité, et même une personne trouvée morte sur un trottoir.

Avec les informations de CBS, et The New York Times

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