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Une injonction est accordée à la Co-op dans son conflit de travail avec Unifor

Vue sur une dizaine de personnes à l'extérieur. Elles bloquent l'entrée à un camion.

Le régime de retraite des employés est au cœur du conflit entre Unifor et la Co-op.

Photo : CBC

Radio-Canada

La Co-op a gagné en cour jeudi matin et obtenu une injonction provisoire contre le syndicat Unifor, ordonnant aux grévistes de libérer l'entrée du terminal pétrolier de Carseland près de Calgary. Ces derniers bloquent l'accès aux installations depuis le 25 janvier.

La juge de la Cour du Banc de la Reine Glenda Campbell accorde toutefois le droit aux grévistes de rester sur le site.

Cependant, quelques heures après que le jugement soit tombé, les manifestants en soutien aux travailleurs de la raffinerie de Regina n’avaient toujours pas obéi.

Dans un communiqué le jour même, le ministre de la Justice de l’Alberta Doug Schweitzer a dit s’attendre au respect de la loi.

Même si tous les Canadiens ont le droit de manifester de façon légitime, c’est une violation de la loi de défier un ordre de la cour. Tous les individus et les organisations doivent respecter la loi en Alberta.

Doug Schweitzer, ministre de la Justice

En conflit de travail depuis décembre

Unifor représente les salariés de Federated Co-operatives Limited (FCL) qui ont été mis en lock-out le 5 décembre 2019 à la raffinerie de Régina.

Co-op est en conflit de travail avec Unifor, le syndicat représentant les 800 travailleurs de la raffinerie en Saskatchewan, dans le cadre de la renégociation de la convention collective. 

La modification au régime de retraite des employés est le principal point de litige entre les deux parties.

Les négociations sont vraiment complexes. Le principal enjeu est le régime de retraite. Le régime de retraite est financé à 100 % par l’employeur. C’est insoutenable, explique le PDG de l’entreprise, Scott Brenda.

Les représentants syndicaux demandent pour leur part le statu quo.

« L’entreprise fait 3 millions de dollars par jour et des profits annuels records. Les changements ne sont pas nécessaires », lance Derek Emperingham, un membre du syndicat.

La raffinerie Co-op de Regina est l’une des quatre principales raffineries qui alimentent le marché entre l’Alberta et le Manitoba. Les trois autres se trouvent en Alberta.

Des craintes de possibles pénuries

« Federated Co-operatives Limited a dit clairement qu’elle ne renégociera pas la convention collective de la raffinerie de Regina avec Unifor tant que le syndicat maintient son barrage illégal au complexe de Régina et devant ses autres installations », a déclaré l’entreprise dans un communiqué jeudi.

Selon l'entreprise, les moyens de pression des dernières semaines causent déjà des pénuries de carburant dans l'Ouest du pays.

Unifor bloque le passage aux camions-citernes de la Co-op. Ce barrage illégal a donc freiné l’approvisionnement en carburant de cette installation importante pour le reste de l’Alberta, pouvait-on lire dans le communiqué de mercredi.

L’entreprise dénonce le fait que, actuellement, l’ensemble de la province est touchée par les moyens de pression des travailleurs : Ce sont les fermiers qui se préparent à l’ensemencement, les travailleurs qui transportent des marchandises indispensables ou les autobus scolaires dont l’itinéraire commence à la station de Co-op Cardlock à Carseland.

Le syndicat, quant à lui, se dit sensible à l’impact que peuvent avoir ses moyens de pression sur les consommateurs, mais rappelle tout de même que l’avenir de 800 de ses membres est en jeu.

Nous devons arrêter les camions pour que notre message soit entendu et que nous retournions à la table des négociations, dit Derek Emperingham.

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