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Logement social : le FRAPRU presse Québec d'agir

Une dizaine de personnes se tiennent debout dehors devant le bureau du député. Ils tiennent une banderole et un homme parle dans un haut-parleur.

Selon l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue, 515 ménages sont inscrits sur une liste d'attente pour un logement social.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Une dizaine de manifestants ont rendu visite au bureau du ministre Pierre Dufour à Val-d'Or, jeudi matin, afin de réclamer un financement massif de l'État dans la construction de logements sociaux.

Ces caravanes organisées partout au Québec par le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) demandent notamment la réalisation des 15 000 logements sociaux promis par les gouvernements antérieurs au cours des 10 dernières années. Les caravanes doivent rendre visite à 20 ministres caquistes en trois jours, avant de converger vers Québec pour une manifestation vendredi, à l'Assemblée nationale.

En pleine crise du logement, l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue (ALOCAT) rappelle que très peu de chantiers sont en cours dans la région, alors que 515 ménages sont inscrits sur une liste d'attente pour un logement social.

Depuis 20 ans en Abitibi-Témiscamingue, à part à Val-d'Or, il y a eu peu ou très peu de nouveaux logements sociaux, explique Christian Milot, chargé de projet à l'ALOCAT. On souhaite aussi que Québec réinvestisse pour qu’on ne perde pas les logements sociaux que l'on a déjà.

L'organisme rappelle que la rareté des logements dans la région amène une hausse des prix des loyers, plaçant de nombreux ménages en situation de précarité.

Selon les chiffres de l'ALOCAT, seulement 835 nouveaux logements sociaux ont été construits au Québec l'an dernier. L'organisme déplore aussi que le programme AccèsLogis soit sous-financé depuis 10 ans, ce qui freine les projets mis de l'avant par les organismes ou les municipalités.

Priorité budgétaire

À un mois du dépôt du budget du gouvernement Legault, les organismes soutiennent que Québec a désormais la marge de manoeuvre financière pour s'attaquer au problème. Ils réclament un plan de sortie de crise dès le prochain budget.

C'est nécessaire, ajoute Christian Milot. Avant même de penser à avoir un bon système d'éducation, la base c’est de se loger. Une priorité, c’est de donner un droit au logement à tous et ce n'est pas le cas actuellement.

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