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Une nouvelle lettre ouverte contre GNL Québec

Conduite de gaz naturel.

Une conduite souterraine de gaz naturel

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Dix-sept professeurs signent une lettre ouverte parce qu’ils estiment que « les universités doivent refuser le financement offert par GNL Québec ».

Les signataires, dont six travaillent à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), se questionnent quant au financement par GNL Québec d’une chaire interuniversitaire sur la séquestration du carbone et sur la production de gaz naturel renouvelable à partir de biomasse forestière.

L’entreprise annonçait en novembre qu’elle investirait 350 000 $ sur cinq ans pour la chaire regroupant des chercheurs de l’UQAC, de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, de l’École de technologie supérieure et de l’Université Laval.

Il nous semble imprudent et prématuré d’accepter un investissement de GNL Québec pour financer la recherche universitaire.

Une citation de :extrait de la lettre ouverte

Signataires de la lettre ouverte :

  • Olivier Riffon, Université du Québec à Chicoutimi;
  • Michel Roche, Université du Québec à Chicoutimi;
  • Mathieu Cusson, Université du Québec à Chicoutimi;
  • Sophie Del Fa, Université du Québec à Chicoutimi;
  • Jacinthe Dion, Université du Québec à Chicoutimi;
  • Élise Duchesne, Université du Québec à Chicoutimi;
  • Jérôme Dupras, Université du Québec en Outaouais;
  • Muriel Gomez-Perez, Université Laval;
  • Patrick Provost, Université Laval;
  • Laurence Guillaumie, Université Laval;
  • Olivier Boiral, Université Laval;
  • Michelle Cumyn, Université Laval;
  • Thierry Lefèvre, Université Laval;
  • Greg Mikkelson, Université McGill;
  • Éric Pineault, Université du Québec à Montréal;
  • Marie Saint-Arnaud, Université du Québec à Montréal;
  • Lucie Sauvé, Université du Québec à Montréal.

Les signataires redoutent l’autocensure et craignent que plusieurs membres des quatre institutions impliquées dans le projet de chaire interuniversitaire ne se sentent plus la même liberté de commenter le projet ou les agissements de GNL Québec. Ils affirment eux-mêmes ressentir de la pression en écrivant ces lignes.

Par ailleurs, le groupe suggère que l’université devrait évaluer sérieusement le risque réputationnel pour elle-même et pour ses chercheurs d’un tel partenariat avec une entreprise privée.

D’autres critiques

Ce n’est pas la première fois que le projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel à La Baie associé à la construction d’un gazoduc de près de 800 kilomètres entraîne des critiques.

Une quarantaine d’économistes avaient cosigné une autre lettre ouverte en octobre dernier. Ils remettaient en question les retombées potentielles de GNL Québec. C'est d'ailleurs Jérôme Dupras qui en avait été un des instigateurs, alors qu'il signe également cette dernière lettre.

Une lettre visant à solliciter des appuis contre l’entreprise a également circulé récemment à l’UQAC, récoltant 127 signatures. Sophie Del Fa, aussi signataire, était derrière ce document également.

Par ailleurs, des opposants au projet, dont le metteur en scène Dominic Champagne, avaient produit une vidéo pour dénoncer les ambitions de Gazoduq et de GNL Québec l’automne dernier. M. Champagne s’en était notamment pris au rapport de la Chaire en éco-conseil de l’UQAC sur la carboneutralité de GNL. Il laissait entendre que les résultats pouvaient avoir été influencés par le financement versé à la Chaire par GNL Québec, ce que le directeur, Claude Villeneuve, avait vivement démenti.

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