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L’ex-président du Collège Aurora dit ne pas avoir reçu de raison pour son licenciement

Un homme regarde la caméra.

L'annonce de l'embauche de Tom Weegar comme président du Collège Aurora remonte au 22 février 2019.

Photo : Radio-Canada / Walter Strong

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La rentrée parlementaire des Territoires du Nord-Ouest a été marquée, mercredi, par des questionnements sur une décision de la première ministre de licencier le président du Collège Aurora, Tom Weegar. Ce dernier affirme ne pas avoir reçu de raisons pour son licenciement.

Le gouvernement des T.N.-O. a annoncé par communiqué mardi que le sous-ministre adjoint de la main-d’œuvre et de la sécurité du revenu, Andy Bevan, remplacerait M. Weegar aux postes de président du Collège Aurora et sous-ministre adjoint du renouveau postsecondaire.

Tom Weegar avait été sélectionné pour ce poste à la suite des recommandations d’un rapport sur le Collège Aurora en 2018 et après un processus intensif de recrutement du gouvernement territorial. Il était responsable de transformer le Collège Aurora en une université polytechnique.

Le changement de leadership en a surpris plusieurs, mardi, dont la députée de Yellowknife Centre, Julie Green. Celle-ci s’est assuré de questionner la première ministre, Caroline Cochrane,  sur les motifs de sa décision, lors de la première période des questions de l’année.

« Je croyais que nous avions atteint une période de leadership stable au Collège Aurora. Mais j’ai fait erreur. Tous les ans amène du nouveau leadership... »

— Une citation de  Julie Green, députée de Yellowknife Centre
Julie Green regarde la caméra.

Julie Green est la députée de Yellowknife Centre

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

La première ministre n’a pas voulu offrir plus de détails, en stipulant qu’il s'agissait d’une question de ressources humaine.

« Je ne vais pas commenter des problèmes de personnels, je trouve ça inapproprié pour la Chambre, a-t-elle répondu. Mais je peux dire que nous sommes sur la bonne voie et que nous faisons du mieux que nous pouvons pour que notre polytechnique se réalise. »

« C’est vraiment sorti de nulle part... »

Alors même que la première ministre répondait aux questions de Julie Green en Chambre, l'ex-président du Collège Aurora, Tom Weegar, était dans les studios de CBC/Radio-Canada pour expliquer qu’il n’a pas reçu de détails sur les raisons de son licenciement.

« J’ai été informé que j’avais perdu la confiance de la première ministre, et qu’on me laissait partir, explique-t-il. J’ai demandé pourquoi, mais la seule réponse que j’ai eue c’est : “vous savez Tom, n’importe qui peut être laissé sans raison.” »

L’ex-président du collège croit avoir « peut-être » été victime d’un « sabotage ».

« Quelqu’un doit avoir approché la première ministre et dressé un drapeau rouge. Quel était ce drapeau et qu’est-ce qui a été dit? Je ne le sais pas.  »

— Une citation de  Tom Weegar, ex-président du Collège Aurora et sous-ministre adjoint.
Le campus du collège en hiver.

Le campus principal du Collége Aurora est situé à Fort Smith.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Selon Tom Weegar son travail avec le Collège et le ministère de l’Éducation allait bien. Il admet qu’il y avait des conflits d’idées, mais ajoute que c’est quelque chose de normal dans son domaine.

Il croit toutefois s’être heurté à ce qu’il qualifie d’une « résistance au changement » de certains de ses collègues administrateurs au sein du Collège.

Une personne, deux postes

Tom Weegar admet qu’en tant que leader du projet, il est responsable de ne pas avoir réussi à implémenter tous les changements qu’il espérait. Il dit cependant que le fait d’avoir les deux postes de président du Collège et de sous-ministre adjoint n’est pas un rôle facile.

« Je crois que le Collège Aurora est peut-être encore en voie [de devenir une université polytechnique de qualité], mais ça ne sera pas fait en six ans, ça va prendre beaucoup plus de temps, dit-il. »

Caroline Cochrane à l'Assemblée législative.

Caroline Cochrane, première ministre des Territoires du Nord-Ouest.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Selon lui, le gouvernement se doit de permettre au Collège d’être plus autonome et de faire la transition vers un modèle de gestion dirigé par un conseil d’administration.

En Chambre, la première ministre, Caroline Cochrane, a réitéré l’intention de son gouvernement de faire de la future université polytechnique une entité indépendante d’ici six ans. Elle ajoute que son gouvernement évaluera au cours de la prochaine année si le poste devrait être séparé en deux.

Avec des informations de Loren McGinnis

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