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Moins d'immigrants au Québec en 2019 : le gouvernement dit avoir tenu promesse

Un panneau signalétique montrant les douanes pour les passagers en immigration dans un aéroport.

Le gouvernement Legault dit être parvenu à accepter moins d'immigrants l'an dernier, respectant le seuil qu'il s'était fixé.

Photo : iStock

Radio-Canada

40 546 : c'est le nombre d'immigrants accueillis au Québec l'an dernier, ce qui fait dire au ministre Simon Jolin-Barrette que la Coalition avenir Québec (CAQ) a respecté son engagement de réduire les seuils d'immigration. Mais l'opposition dénonce l'arrivée d'un nombre accru de travailleurs temporaires.

Le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l'Intégration du Québec, Simon Jolin-Barrette, a déclaré mercredi que la CAQ avait respecté son engagement d’abaisser le seuil à 40 000 immigrants, le temps de déployer les ressources pour bien intégrer et bien franciser les personnes immigrantes.

En campagne électorale, François Legault avait promis de baisser de 20 % les seuils d'immigration. Beaucoup de gens nous disaient : ''C'est impossible d'abaisser le seuil d'immigration'', a rappelé le ministre Jolin-Barrette. J'ai réussi à m'entendre avec le gouvernement fédéral, alors là-dessus, c'est mission accomplie.

En date du 31 décembre 2019, parmi les 40 546 personnes accueillies dans la province il y avait :

  • 23 114 immigrants économiques
  • 9682 personnes arrivées en vertu du regroupement familial
  • 7248 réfugiés
  • 502 personnes aux situations variées

Le ministre de l'Immigration soutient de plus que le gouvernement de François Legault a adopté des mesures pour que plus d'immigrants connaissent le français.

L’an passé, il y a 50 % des personnes immigrantes qui ont déclaré connaître le français, a déclaré Simon Jolin-Barrette. C’est pas suffisant.

Le ministre dit avoir consacré 70 millions de dollars l’an passé à des mesures de francisation. Par exemple, il y a eu bonification des allocations de participation destinées aux personnes qui suivent les cours de francisation à temps complet.

Simon Jolin-Barrette dit que son ministère a enregistré une augmentation de 24 % dans les inscriptions aux cours de francisation. Donc les mesures que nous mettons en place pour franciser les personnes immigrantes fonctionnent, parce qu’elles s’inscrivent massivement aux cours de francisation, dit-il.

Un statut précaire

Mais tant le Parti libéral du Québec (PLQ) que Québec solidaire (QS) dénoncent qu'il y ait, au Québec, un nombre accru de travailleurs temporaires parmi les nouveaux arrivants.

Le ministère de l'Immigration à Montréal.

Pour le ministre Simon Jolin-Barrette, il importe que le Québec choisisse les personnes immigrantes en fonction des besoins du marché du travail.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Normalement, ce devrait être une bonne nouvelle, l’atteinte des seuils d’immigration, affirme Monsef Derraji, porte-parole du PLQ en matière d'immigration et député de Nelligan. Mais, qui appuie l’atteinte de ces objectifs sachant que, de l’autre côté, on ouvre les portes grandes, énormes, aux travailleurs étrangers temporaires?

Même son de cloche du côté de Gabriel Nadeau-Dubois, de QS : Quand on regarde les travailleurs étrangers temporaires au Québec, il y en a de plus en plus.

Donc, ça veut dire que, contrairement à la promesse électorale qui était d’en prendre moins mais d’en prendre soin, c’est un gouvernement qui en prend autant mais qui précarise les immigrants et les immigrantes qui arrivent au Québec.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire et député de Gouin

Il y a plus de travailleurs temporaires parce que, oui, il y a une pénurie de main-d’œuvre, a rétorqué Simon Jolin-Barrette en réponse aux questions des journalistes dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

L’immigration, c’est une des réponses à la pénurie de main-d’œuvre. Il y a également le retour des travailleurs expérimentés et la formation. Il faut orienter les jeunes vers des formations qui sont en demande.

Simon Jolin-Barrette, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l'Intégration du Québec

Pour 2020, le gouvernement Legault a fixé la cible du nombre d'immigrants acceptés dans la province à 44 500 personnes.

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