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L'ami de Marylène Levesque rassuré par la réponse des élus fédéraux

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Un homme avec des lunettes et un chandail sans manche à lignes blanches et noires. Une femme avec des lunettes sur la tête à côté de lui. Elle a des tatouages sur l'épaule. Ils sont souriants

Max Lance en compagnie de Marylène Levesque. Au cours de la dernière année, elle vivait chez lui lorsqu'elle venait travailler à Québec.

Photo : Max Lance

Le nom de Marylène Levesque a été prononcé une fois de plus mercredi à la Chambre des communes à Ottawa. Ce qui rassure son grand ami Max Lance qui souhaite de tout coeur que la jeune femme ne soit pas morte en vain.

« Quand il se passe des drames comme ça, et que peut-être que des choses ont été échappées, c’est normal que les citoyens soient au courant », explique celui qui connaît la victime depuis 2016.

« Il faut s’en servir pour avancer, évoluer », insiste-t-il.

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Max Lance, en entrevue dans son appartement

Meurtre de Marylène Levesque : son colocataire se confie

Photo : Radio-Canada

Le corps inanimé de Marylène Levesque, 22 ans, a été retrouvé dans une chambre d’hôtel de Sainte-Foy il y a deux semaines. Eustachio Gallese, 51 ans, est accusé du meurtre au deuxième degré de la jeune femme. Il était en semi-liberté après avoir été condamné en 2006 pour le meurtre de sa conjointe.

La Commission devra rendre des comptes

Mercredi après-midi, 315 députés fédéraux ont voté à l'unanimité en faveur d’une motion du député québécois Pierre Paul-Hus.

Ce dernier demandait à la Chambre de condamner la décision de la Commission des libérations conditionnelles qui a autorisé la prolongation de la semi-liberté d’Eustachio Gallese.

Le député demandait aussi que le Comité permanent de la sécurité publique et nationale tienne des audiences concernant la mort de Marylène Levesque.

La semi-liberté de Gallese est fortement critiquée depuis deux semaines par des élus et d'anciens commissaires, entre autres.

En septembre 2019, un rapport de la commission indiquait que l’équipe de gestion des libérations conditionnelles était au courant d’une stratégie pour permettre au criminel de répondre uniquement à ses besoins sexuels.

Les conservateurs estiment que le gouvernement libéral a laissé filer de nombreux commissaires expérimentés à son arrivée au pouvoir, ce qui peut expliquer la raison pour laquelle de nouveaux commissaires aient pu faire des erreurs.

On a des statistiques qui démontrent qu'il y a beaucoup plus de libérations conditionnelles qui sont faites au Canada, comme Gallese, mais qu'il y a des problématiques de suivi, ajoute en entrevue après le vote le député conservateur Pierre Paul-Hus. On va s'attendre à ce que le gouvernement mette en place les recommandations du comité.

Images de caméra de sécurité montrant Eustachio Gallese marchant dans un couloir.

Eustachio Gallese portait un manteau de couleur foncée et des jeans le soir du 22 janvier.

Photo : Service de police de la Ville de Québec

Mardi, le ministre de la Sécurité publique a garanti que son gouvernement s’engage à examiner en profondeur les décisions de la commission et de Service correctionnel.

Une enquête conjointe entre les deux organisations est d’ailleurs en cours; le rapport devrait être terminé d’ici deux mois et ses résultats seront rendus publics.

Une grande incompréhension

Ce que Max Lance veut plus que tout, c’est obtenir des réponses à ses nombreuses questions.

On apprend des bribes ici et là dans les journaux, il y a de l’incompréhension. On apprend des petits bouts de ce qui s’est passé, mais on n’a pas l’histoire globale.

L'ami de la victime n’en revient tout simplement pas que ce criminel ait obtenu ce processus de réinsertion sociale, autorisé par la Commission des libérations conditionnelles en mars 2019.

Dans notre pays, on croit tellement à la réhabilitation, c’est frustrant, affirme-t-il. C’est très, très choquant. On n’a pas le choix d’en parler.

J’espère que [les décisions à Ottawa] vont faire bouger les choses. Mais je trouve juste ça plate que c’est mon amie qui doit en payer le prix. Je ne veux pas qu’on l’oublie.

Max Lance, ami de Marylène Levesque

Il trouve inadmissible que le criminel ait pu se payer des services de travailleuses du sexe.

Je pense que ce n’est pas nécessaire qu’on utilise un humain pour assouvir des pulsions sexuelles, affirme-t-il.

Comment on a pu dire à quelqu’un : "On comprend que vous avez fait un crime horrible, mais on va vous laisser le loisir de passer quelques heures par semaine dans la même pièce qu'une femme sans défense"?, poursuit-il.

Il précise que, tout comme lui, la famille de Marylène Levesque souhaite des réponses.

Autoportrait de la jeune femme.

Marylène Levesque vivait au Saguenay, mais venait souvent à Québec pour le travail. Elle était employée dans un salon de massage érotique.

Photo : Facebook/Marylène Levesque

D’ici là, les funérailles de la jeune femme seront célébrées samedi à Chicoutimi. Max Lance a aussi récolté des dons en ligne, pour un total de 16 000 $, afin d'aider la famille à organiser la cérémonie.

Les sommes non utilisées seront remises à l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues.

On a besoin de ce moment pour faire notre deuil, soutient-il, mais avec les réponses à nos questions, on pourra commencer à mieux dormir, à apaiser notre cœur.

Avec les informations d'Alexandra Duval

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