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La Co-op met en place des restrictions dans ses pompes à carte d'accès

Un homme marchant à l'extérieur avec une pancarte où il est inscrit « Boycott Co-op ».

La Co-op met en place des restrictions dans la distribution d’essences de 100 litres d’essences par jour par client.

Photo : Heidi Atter

Nicolas Duny

Federated Co-operatives Limited (FCL) impose une limite de 100 litres d’essence par jour par personne à ses clients qui fréquentent ses stations-service avec une carte d'accès de la Saskatchewan, de l’Alberta et du Manitoba.

Cette limite est portée à 300 litres par jour pour ceux qui utilisent du diesel. Une mesure mise en place en prévision d'une possible pénurie d'essence, selon l’entreprise.

Lundi, le président-directeur général de FCL, Steve Banda, avait prévenu que le conflit social entourant la raffinerie Co-op pourrait entraîner une pénurie : L'arrivée de la pénurie [d’essence], c'est juste une question de temps.

Normalement, à ce temps-ci de l'année, à Regina, nous avons une capacité d’environ 250 camions-citernes par jour, explique Steve Banda. Nous n'avons pas pu expédier de pétrole par ce moyen-là depuis le 20 janvier.

Approvisionnement menacé?

Steve Banda estime que les risques de pénurie sont à prendre au sérieux.

Je pense que les autorités de la province sont bien au courant de l'importance de la raffinerie dans la province et dans l’Ouest canadien.

Steve Banda, PDG de FCL

La raffinerie Co-op de Regina est une des quatre principales raffineries qui alimentent le marché entre l’Alberta et le Manitoba. Les trois autres se trouvent en Alberta.

Depuis le 20 janvier, la raffinerie est entourée de barricades et de lignes de piquetage établies par Unifor, dans le conflit opposant la section locale 594 du syndicat à la direction du complexe coopératif de raffinage.

Lundi, Steve Banda accusait le syndicat Unifor d'être responsable du risque de pénurie.

De son côté, le président national d’Unifor, Jerry Dias, croit que la responsabilité revient à la direction de la Co-op, qui a mis les employés en lock-out le 5 décembre 2019.

Conflit de travail à la raffinerie Co-op de Regina

Un mouvement qui s'étend

Depuis lundi, les membres d’Unifor filtrent les allées et venues devant les terminaux pétroliers de l’Impériale et de Shell Canada à Winnipeg.

Des membres d'Unifor ont monté des lignes de piquetage en ciblant les véhicules de la Co-op qui entrent dans les terminaux pétroliers de Shell et Imperial Oil de Winnipeg, affirme Gavin McGarrigle, le directeur régional d’Unifor dans l’Ouest canadien.

Il affirme également travailler avec l'équipe de direction du terminal de l’Impériale. Elle n'est pas ravie de ce qui se passe, mais elle comprend pourquoi le conflit existe, affirme M. McGarrigle.

Nous avions des actions en cours en Saskatchewan et en Alberta et, maintenant, nous étendons nos actions à Winnipeg.

Gavin McGarrigle, directeur régional d’Unifor dans l’Ouest canadien

Shell Canada et l’Impériale ne sont pas inquiètes pour le moment de l'expansion du mouvement social.

Dans un courriel adressé à Radio-Canada, Shell indique que ses activités dans l’Ouest se poursuivent normalement. Même son de cloche du côté de l’Impériale, qui confirme la présence de lignes de piquetage, mais qui affirme prendre des mesures pour assurer la sécurité des biens et des personnes sur le site.

En Alberta, Unifor bloque également les entrées des installations de la Co-op de Carseland depuis le 25 janvier. Steve Banda rappelle que, normalement, au mois de janvier, entre 140 et 150 camions circulent tous les jours dans le terminal pétrolier de Carseland.

Une pénurie qui ne concerne que la Co-op, selon un expert

Un expert de l’Université de Regina, Amr Henni, estime que le risque de pénurie généralisée est minime : Les autres raffineries en Alberta pourraient rattraper le déficit et augmenter leur production.

Amr Henni répond aux questions de notre journaliste.

Le risque de pénurie pour la Co-op « dépendra de la gestion du conflit social », dit Amr Henni.

Photo : Radio-Canada

Selon M .Henni, la distribution routière pourrait connaître des difficultés, mais devrait se limiter aux stations-service de la Co-op. En ce qui concerne la Co-op, leurs stations d'essence vivront une pénurie, mais les autres entreprises ne devraient pas avoir de problème, croit-il.

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