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Les Canadiens font de plus en plus leur épicerie en ligne

Un client sélectionne des produits sur l'écran de son téléphone.

Faire ses achats sur Internet fait gagner du temps, mais il y a parfois des frais pour ceux qui font livrer leurs achats.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La commande de nourriture par Internet entre dans les habitudes des Canadiens. Un expert estime que 5 à 7 % de l'épicerie se fera en ligne d'ici les 10 prochaines années.

Sylvain Charlebois, directeur du laboratoire agroalimentaire Agri-food Analytics Lab, de l'Université Dalhousie, à Halifax, pense que la tendance n'est pas négligeable.

[Ces] 5 à 7 % équivalent à environ 15 milliards de dollars de chiffre d'affaires. C'est beaucoup d'argent, affirme-t-il.

Pour l'instant, il estime que le taux d'achat de nourriture sur le site web des magasins est plutôt de 1,5 à 1,7 %, alors qu'aux États-Unis il est de 7 %, et au Royaume-Uni, il est de 10 %.

Les magasins rivalisent donc de services pour attirer des clients de moins en moins patients. Certains proposent des places de stationnement réservées aux clients qui viennent chercher ce qu'ils ont acheté en ligne, tandis que d'autres offrent la livraison en moins de 24 heures.

Aux États-Unis, Walmart propose même de déposer la nourriture directement dans le réfrigérateur du client.

Laura Lougheed achète essentiellement la nourriture pour sa famille par Internet. Elle gagne du temps et évite ainsi de devoir habiller ses deux enfants en bas âge pour les emmener avec elle au magasin.

C'était vraiment trop compliqué avec les enfants qui couraient partout entre les rayons. C'était la folie, raconte-t-elle.

La chaîne de magasins Save-on-Foods propose la livraison dans quatre provinces à l'aide de 150 fourgons. Elle a aussi formé des employés à faire l'épicerie pour ses clients.

Si nous ne le faisons pas, quelqu'un nous volera les clients qui veulent ce genre de service, assure Wayne Currie, vice-président de commerce en ligne chez Save-on-Foods.

Les chaînes Walmart Canada et Loblaws, elles, préfèrent sous-traiter la livraison de leurs produits à des entreprises comme Instacart. Les frais de livraison sont alors facturés au client.

De nouvelles stratégies de vente

Sylvain Charlebois note que la vente en ligne dissuade l'achat impulsif. Tous les produits qui sont sur les présentoirs à la caisse rapportent beaucoup d'argent aux magasins, mais vous ne pouvez pas avoir ce revenu avec un client qui est devant son écran, explique-t-il.

En revanche, la vente sur Internet facilite la collecte de données et la fidélisation des consommateurs.

Quand un client devient fidèle sur Internet, il devient fidèle envers notre marque et vient plus souvent au magasin, remarque ainsi Wayne Currie.

Avec les informations de Tina Lovgreen

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