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Un nouveau-né chinois contaminé par le coronavirus

L’OMS signale qu’il n’existe encore aucun traitement efficace, malgré les percées rapportées dans certains médias.

L'échantillon de sang contenu dans une éprouvette est marqué « positif ».

Le nouveau coronavirus a contaminé plus de 24 000 personnes en Chine continentale.

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Radio-Canada

Le virus 2019-nCov a été détecté chez un nouveau-né chinois âgé d'à peine plus de 24 heures, ce qui en fait sans surprise le plus jeune patient atteint de la maladie, contre laquelle aucun traitement éprouvé n’est encore disponible. Le nourrisson se trouve dans un état stable, ont indiqué les autorités sanitaires.

Selon des experts cités par la télévision publique chinoise, il s’agirait d’un cas de transmission verticale, c’est-à-dire que l’enfant a été contaminé par sa mère in utero, à la naissance ou tout juste après. La maman avait elle-même fait l'objet d'un dépistage positif avant son accouchement. On ignore la gravité des symptômes de la mère et de l'enfant.

À Singapour, un bébé âgé de six mois a lui aussi été infecté. Ses parents sont également atteints, a annoncé le ministère de la Santé de l'endroit.

Le coronavirus, qui a contaminé plus de 28 000 personnes en Chine continentale et en a tué plus de 560, est particulièrement meurtrier pour les personnes âgées de plus de 60 ans ou souffrant de pathologies préexistantes. Près de 200 cas de contamination ont été confirmés en dehors de Chine, dans une vingtaine de pays.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué mercredi qu'il n'existait toujours pas de traitement efficace connu contre le nouveau coronavirus, contrairement à ce qu'ont affirmé plusieurs médias. La chaîne chinoise CGTN a notamment indiqué que des chercheurs de l'université de la province du Zhejiang avaient réussi à en mettre un au point. La chaîne britannique Sky News a elle aussi annoncé que des chercheurs avaient fait une avancée significative dans le développement d'un vaccin.

Interrogé au sujet de ces informations de presse, un porte-parole de l'OMS a déclaré qu'il n'existait aucune thérapie efficace contre le 2019-nCoV, sans vouloir commenter davantage la progression des travaux de recherche.

L'OMS à la recherche de 675 millions US

L’OMS a fait savoir mercredi qu’elle lance un appel de fonds de 675 millions de dollars américains pour les trois prochains mois. Outre une tranche de 60 millions destinée à financer les opérations de l’agence onusienne, l’argent doit être acheminé dans des pays considérés plus vulnérables en raison de leur système de santé fragile.

C'est beaucoup d'argent, mais c'est beaucoup moins que la facture que nous devrons payer si nous n'investissons pas dans la préparation dès maintenant, a fait valoir le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Gebreyesus, lors d'une conférence de presse à Genève.

Selon lui, l’OMS va dans un premier temps envoyer vers 24 pays des équipements de protection, dont 500 000 masques et 350 000 paires de gants. Quelque 250 000 tests seront également envoyés dans plus de 70 laboratoires dans le monde entier.

Avant la conférence de presse, la Fondation Bill et Melinda Gates avait annoncé un don de 100 millions pour combattre l’épidémie dans le monde.

L’OMS a également indiqué qu’elle compte réunir des experts du monde entier la semaine prochaine afin de discuter des pistes à privilégier pour combattre la maladie.

Confinements et appels à la dénonciation

Seulement quelques sièges sont occupés dans un train du métro de Pékin.

Les transports en commun sont utilisés le moins possible par les Chinois, tandis qu'un nombre grandissant de villes restreignent les déplacements de leurs citoyens.

Photo : Getty Images / AFP / Wang Zhao

Les mesures de confinement et les restrictions ont par ailleurs été étendues à travers la Chine pour endiguer l'épidémie de pneumonie virale. Après la mise en quasi-quarantaine de la ville de Wuhan, berceau de la crise, et de la province du Hubei, dont elle est la capitale, un nombre grandissant de villes de l'est de la Chine imposent des restrictions de déplacement à des dizaines de millions d'habitants. Des mesures draconiennes saluées par l'OMS.

À Hangzhou, une métropole de 3 millions d'habitants, des barrières bloquaient mercredi certaines artères. Les rues étaient désertes tandis qu'un avion militaire tournoyait dans le ciel. Une seule personne par foyer y est autorisée à sortir tous les deux jours. Des haut-parleurs hurlaient : S'il vous plaît, ne sortez pas, ne sortez pas, avant d'appeler les résidents à carrément dénoncer les personnes originaires du Hubei.

Au moins trois autres grandes villes du Zhejiang – Taizhou, Wenzhou et Ningbo – ont imposé ce type de restrictions à un total d’environ 18 millions de personnes. Et les mesures de confinement s'étendaient mercredi à des villes d'autres provinces, jusqu'aux lointaines régions industrielles du nord-est, aux confins de la Sibérie. Dans le Henan, province limitrophe du Hubei, la municipalité de Zhumadian a ordonné qu'une seule personne par foyer soit autorisée à quitter son domicile, et ce, à peine une fois tous les cinq jours, tout en promettant des primes à ceux qui, là encore, dénonceraient les personnes venues du Hubei.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, BBC, et Sky News

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