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Un papillon monarque trouve refuge dans une maison à Winnipeg

Un papillon monarque.

Les monarques sont des papillons célèbres pour leurs migrations de grande ampleur en Amérique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dorothy Dilay, une Winnipégoise, a sauvé la vie d’une chrysalide du papillon monarque dans son garage en octobre et a décidé de la garder dans la maison.

Elle explique que la chrysalide qu’elle a sauvée avait déjà passé plus de 40 jours dans le garage et n’avait pas pu faire sa transition à l’état de papillon à cause du froid.

Chaque hiver, les papillons monarques de Winnipeg parcourent 3000 km pour se rendre au Mexique. Pour pouvoir faire le voyage, les insectes doivent sortir de leur chrysalide.

Cette étape du développement intermédiaire du papillon dure environ 10 jours durant lesquels l’espèce ne peut pas se déplacer ni se nourrir. À ce stade, la structure du corps de la chenille se réorganise pour devenir un papillon.

Dorothy Dilay explique qu'elle a dû installer la chrysalide à l'intérieur pour lui permettre de faire sa transition tardive.

C’est comme un papillon miracle, lance-t-elle. Je lui ai donné le prénom de ma petite-fille, je l’appelle Little Lena.

Un bébé assis près d’un papillon.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Lena (le bébé) et la petite Lena (le papillon) ont grandi ensemble au cours des 3 derniers mois.

Photo : Fournie par / Dorothy Dilay

Une passion de longue date

Little Lena vit dans la maison avec l’ensemble de la famille depuis trois mois et est nourrie avec un mélange spécial d’eau, de sucre et de miel, suivant les recommandations du zoo de Winnipeg.

Le papillon vient de faire son premier œuf.

Bien que cet œuf ne soit pas fécondé par un papillon mâle, pour Dorothy Dilay, c'est la preuve que Little Lena veut se reproduire.

Elle [Little Lena] veut produire une autre génération, mais les chercheurs diraient que sa prochaine génération serait affaiblie parce qu’elle n’a pas été exposée à son milieu naturel, explique Dorothy Dilay qui est également éducatrice au Réseau canadien des enseignants monarques.

Le papillon monarque est considéré comme étant en voie de disparition au Canada.

Une femme qui tient un bébé dans les bras.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dorothy Dilay et sa petite-fille Lena ont toutes les deux la passion des papillons.

Photo : Fournie par / Dorothy Dilay

Dans son travail d’éducatrice, Mme Dilay sensibilise le public et crée également des zones sécurisées qui permettent aux insectes de se nourrir et de se reproduire.

Le principal habitat de ponte des papillons monarques est une plante indigène du Canada, l'asclépiade commune, aussi appelée milkweed ou herbe à la ouate.

Dorothy Dilay précise que le taux de survie à l'état sauvage du monarque n’est que d’environ 4 %, en raison des prédateurs et de la perte de son lieu de ponte.

Avec des informations de Jonathan Ventura

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