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Une fédération autochtone souhaite la fin des alertes à la naissance en Saskatchewan

Heather Bear en train de répondre aux questions des journalistes.

La quatrième vice-chef de la Fédération des nations autochtones souveraines (FSIN), Heather Bear, estime qu'il faut trouver une autre façon de protéger les enfants.

Photo : Brandon Harder/CBC

La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) demande au gouvernement provincial de mettre un terme au système d’alertes à la naissance, jugeant qu’il s’agit d’une procédure « cruelle » qui « ouvre la voie à l’échec des parents ».

Le système d’alertes à la naissance permet aux services sociaux de garder un enfant après l’accouchement s’ils estiment qu’il existe des risques pour la sécurité et le bien-être du nouveau-né.

Or, cette démarche devrait être abolie, estime l'une des vice-chefs de la FSIN, Heather Bear.

Concentrons-nous sur des mesures plus préventives plutôt que d’arracher l’enfant des bras de la mère, dit-elle, tout en soulignant que la pratique touche particulièrement les mères des communautés autochtones.

En 2019, 122 alertes à la naissance ont été lancées en Saskatchewan.

C'est une baisse comparativement aux 157 alertes répertoriées au cours des deux années précédentes, indique le gouvernement provincial.

Un porte-parole de la province confirme d’ailleurs qu’une révision du système est en cours.

Nous voulons nous assurer que nous prenons des décisions éclairées basées sur des faits pour que nos enfants et nos familles réussissent en Saskatchewan, explique une déclaration du directeur général du Programme pour l’enfance et la famille du ministère des Services sociaux de la province.

Ailleurs au pays, d'autres provinces ont déjà pris des décisions similaires.

La semaine dernière, le Manitoba a annoncé qu’elle mettra un terme à son système d’alertes à la naissance le 1er avril.

La Colombie-Britannique a quant à elle fait de même l’année dernière.

Avec les informations de Jason Warick

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