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Les réfugiés syriens participent à l'économie canadienne

Fatima Al-Jibawi, réfugiée syrienne.

Fatima Al-Jibawi.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Sophie Désautels
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les réfugiés syriens arrivés il y a quatre ans en Atlantique s'intègrent bien à la société canadienne. La plupart ont trouvé du travail, malgré certaines barrières sur les plans de la langue et de l'éducation, et leur niveau de vie s'améliore. Mais l'écart demeure important avec la moyenne des familles canadiennes.

Revenu moyen en progression

Le revenu moyen des familles syriennes s'est amélioré depuis leur arrivée au pays, mais il demeure inférieur à celui de la moyenne des familles canadiennes.

Selon un rapport du ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté publié en juin 2019, 57 % des réfugiés syriens travaillent alors que 23 % cherchent de l'emploi.

Au cours des dernières années, il y a eu un temps d'adaptation et là on commence à voir des personnes qui entrent dans le marché de l'emploi ou qui créent leur entreprise, souligne Medhi Soudi, du CAFI, le Centre d'accueil et d'accompagnement francophone du sud-est du Nouveau-Brunswick. Il s'agit parfois d'un emploi temporaire pour ceux qui attendent de pouvoir travailler dans leur domaine d'expertise.

De soudeur à entrepreneur

Feras Al-Motaweh et Fatima Al-Jibawi ont ouvert une épicerie de produits importés du Moyen-Orient, rue Saint-Georges à Moncton.

Le magasin, qui porte le nom de leur plus jeune fils, Rabih, propose des denrées que l'on ne pouvait trouver auparavant qu'à Montréal, à Toronto ou à Halifax. Les affaires vont bien et ils ont maintenant aussi pignon sur rue à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Le couple tient également une boutique de vêtements et d'accessoires tendance pour la famille et la femme musulmane. Selon lui, ces produits viennent combler un besoin depuis que les réfugiés syriens sont venus s'installer en grand nombre dans la région.

Des manteaux dans une boutique de vêtements.

Le boutique Rabih offre une grande sélection de vêtements tendance pour la famille du Moyen-Orient. On y trouve notamment des foulards, des hijabs, des robes et des manteaux longs.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

En plus de m'occuper des magasins, il m'arrive de devoir conduire un taxi, je n'ai pas de chauffeur disponible, lance Feras en ajoutant qu'il travaille de longues heures, sept jours sur sept.

Feras Al-Motaweh a aussi sa propre compagnie de taxi à Moncton qui, selon lui, marche très bien.

Feras Al-Motaweh, réfugié syrien.

Feras Al-Motaweh, réfugié syrien, est propriétaire de deux épiceries de produits du Moyen-Orient, d'une boutique de vêtements et d'une entreprise de taxis à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Il possède maintenant sept voitures de taxi et donne du travail à des concitoyens de son pays d'origine.

Beaucoup travaillent dans le domaine du taxi, ce qui est intéressant, c'est que selon leurs horaires, ils peuvent les adapter, parce qu'ils ont plusieurs enfants et ils ont beaucoup de responsabilités, explique Mehdi Soudi, du centre d'accueil et d'accompagnement francophone du sud-est du Nouveau-Brunswick.

Un homme en entrevue.

Mehdi Soudi travaille pour le CAFI.

Photo : Radio-Canada

Pourtant, Feras était soudeur en Syrie. Mais pour faire reconnaître ses compétences au Canada, il devrait retourner aux études.

Caresser le rêve de l'entrepreneuriat

Arrivé au Canada en décembre 2015, Kalhed Fakhouri rapidement trouvé du travail dans son domaine, la couture.

Kalhed Fakhouri, couturier chez Colpitts, coud un vêtement sur sa machine.

Kalhed Fakhouri est couturier chez Colpitts, à Moncton.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Le gérant de la boutique de vêtements pour hommes Colpitts, située rue Main, à Moncton, n'a que des éloges envers le couturier d'origine syrienne.

Selon lui, il est le meilleur en ville pour ajuster et réparer des chemises et des tailleurs. Mais la barrière de la langue subsiste même après quatre ans. Kalhed Fakhouri a encore de la difficulté à communiquer en anglais avec les clients.

Kalhed Kankouri, couturier chez Colpitts, prend les mensurations de son client.

Malgré les barrières linguistiques le couturier se bâtit une solide clientèle et espère bientôt voler de ses propres ailes en ouvrant sa boutique.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

L’intégration demeure un défi réel pour une certaine tranche des nouveaux arrivants. Malgré les barrières linguistiques, le couturier se bâtit une solide clientèle et espère bientôt voler de ses propres ailes en ouvrant sa boutique.

En attendant, la famille et les enfants prennent le temps nécessaire pour parfaire leurs connaissances afin de réussir le test de citoyenneté. Un autre rêve qu'ils caressent depuis leur arrivée au Canada, il y a quatre ans.

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