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Karen Paquin et l'équipe canadienne de rugby ont le vent dans les voiles

Karen Paquin

Moins d'un an après son retour à la compétition, Karen Paquin a retrouvé un rôle de premier plan avec l'équipe nationale.

Photo : Rugby Canada

Fortes d’un quatrième podium en cinq tournois de Série mondiale, cette saison, Karen Paquin et l’équipe canadienne de rugby à sept sont bien installées parmi l’élite mondiale, à moins de six mois des Jeux olympiques. Ne reste plus qu’à trouver la formule gagnante contre les puissantes Néo-Zélandaises.

On est très constantes dans nos résultats, donc on est enthousiastes, mais il reste encore du travail à faire. Il manque encore une couleur de médaille, lance Karen Paquin, tout juste de retour d’Australie, médaille d'argent au cou.

Sous une chaleur écrasante à Sydney, l’équipe canadienne s’est offert sa troisième finale de la saison en Série mondiale, signant une victoire convaincante contre les États-Unis avant de démolir les Australiennes 34-0 sur leur propre terrain, en demi-finale.

C’était une super grosse performance. Toute l’équipe a contribué. Il y a une rivalité qui s’est installée dans le top-4 mondial et leur mettre un jeu blanc devant leurs partisans, c’était vraiment plaisant, raconte la joueuse de Québec.

La Nouvelle-Zélande, une bête noire

Chaque finale atteinte cette saison, l’équipe canadienne s’est toutefois heurtée à sa bête noire, la Nouvelle-Zélande. Le match de dimanche n’a pas fait exception, les Blacks Ferns l’emportant facilement 33-7 pour mettre la main sur une quatrième médaille d’or en autant de tournois.

Il va vraiment falloir retourner à la planche à dessin. On sait qu’elles ne sont pas imbattables, mais c’est une équipe très complète et très explosive. Ils ont un style un peu différent que ce à quoi nous sommes habituées. Ils déplacent vraiment beaucoup le ballon et on a de la difficulté à les amener dans les regroupements où on est capable de causer des changements de possessions.

N’empêche, Karen Paquin estime que si leur seul problème est la Nouvelle-Zélande, ses coéquipières et elle sont en excellente posture en vue des Jeux de Tokyo, pour lesquelles l’équipe est déjà qualifiée.

On est une équipe avec une belle diversité. Peu importe l’adversaire qu’on a devant nous, on a une arme pour exploiter leurs faiblesses. Que ce soit la vitesse, l'aspect physique, l’endurance, on a un beau mélange de tout ça. Tout le monde est sur la même page et on sent qu’on est capable de s’offrir un podium chaque tournoi. Il faut juste continuer à bâtir pour être capable d’aller chercher la médaille d’or aux Jeux.

Une citation de :Karen Paquin

Le tournoi disputé à Sydney était d’ailleurs une préparation sur mesure pour les Olympiques, poursuit l'athlète de 32 ans.

Les conditions en Australie, c’était fou. On a eu un 47°C sur le terrain. Je n’avais jamais vécu ça. C’était comme jouer dans un four. On avait des serviettes de glaces à tout moment où on pouvait être arrêtées pour baisser notre température et ça nous a permis de survivre. C’était parfait pour tester nos stratégies pour Tokyo, où ce sera très chaud et très humide.

Finalement en santé

Membre de la formation canadienne aux Jeux de Rio en 2016, Karen Paquin avait peur que sa carrière soit terminée, il y a à peine un an et demi. Une mystérieuse blessure au genou subie lors de la Coupe du Monde de rugby, en 2017, l’a forcée à l’inaction durant près d’un an et demi.

Revenue à la compétition en avril dernier, voilà qu’elle a retrouvé son rôle de meneuse dans l’équipe canadienne, étant même nommée sur l’équipe étoile du tournoi, en Australie.

Karen Paquin, de l'équipe canadienne de rugby, aux Jeux olympiques de Rio.

Karen Paquin aux Jeux de Rio

Photo : Getty Images / David Rogers

De voir qu’à 32 ans, je suis encore capable de tenir la baraque et de m’imposer sur le terrain, c’est sûr que ça fait plaisir, relate-t-elle.

Bénéficiant de quelques jours de congé à Québec avant de retourner durant six semaines à Victoria, où s’entraîne l’équipe nationale, l’ancienne du Rouge et Or assure qu’elle savoure pleinement cette année olympique. Je suis heureuse chaque fois que j’embarque sur le terrain. Je joue au ballon avec mes amies. C’est comme ça que je le vois.

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