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Une deuxième poursuite pour congédiement injustifié à la Société économique de l’Ontario

Un homme dans la soixantaine

Luc Morin est le directeur général de la Société économique de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada / Twitter/COO

La Société économique de l'Ontario (SÉO), qui a licencié un dirigeant en septembre à la suite d'une enquête de Radio-Canada, est visée par une deuxième poursuite pour congédiement injustifié déposée par une autre ancienne employé de René C. Viau, le gestionnaire en question.

L’ex-employée allègue avoir été congédiée sans préavis et sans raison valable après 18 ans de service auprès de l’agence de développement économique, qui est financée par Ottawa. Même si les documents de cour sont publics, Radio-Canada a décidé de ne pas nommer la plaignante parce qu’elle craint pour ses perspectives d’emploi, notamment.

Cette poursuite s’ajoute à une requête similaire déposée par un autre ex-employé à la Cour supérieure de l’Ontario en août.

René C. Viau, qui n'a pas répondu à notre demande d’entrevue, était le supérieur immédiat des deux ex-employés au moment de leur congédiement, le 31 mai dernier. Quelques semaines plus tôt, il avait obtenu le poste de directeur pour la région du Centre Sud-Ouest.

Un homme

René C. Viau est le dirigeant d'American Clean Energy Solutions

Photo : Radio-Canada

En septembre, Radio-Canada révélait que René C. Viau aurait soumis des informations erronées pour obtenir son poste à la SÉO. L’enquête exposait aussi ses démêlées avec les autorités financières au Québec.

La série de reportages avait incité la SÉO à revoir ses pratiques d'embauche.

Deuxième recours

Dans ce deuxième recours déposé le 28 novembre, l’ex-employée réclame 120 119 $ en salaire non perçu, en plus de divers dommages et intérêts. Elle refuse de commenter en raison du processus légal en cours.

La femme, qui a trois enfants à sa charge, soutient avoir droit au montant réclamé en raison de ses 18 ans de service, notamment.

Elle explique dans sa poursuite ne pas avoir réussi à trouver un emploi équivalent malgré des efforts répétés. Un processus décourageant, selon les documents de cour.

La Société économique de l’Ontario a décliné notre demande d'entrevue. Ses avocats ont déposé une défense le 22 janvier dernier, qui pas encore été rendue publique par le greffe de la cour.

Concernant l'affaire entre Mme [nom de l'ex-employée] et son ancien employeur, la Société économique de l'Ontario (SÉO) utilise son droit de réserve car les procédures sont en cours et recommandent une retenue sur tout commentaire public.

Une citation de :Denis Laframboise, président de la Société économique de l'Ontario

Dans des communiqués diffusés par la SÉO au printemps, l’organisme indiquait être en pleine restructuration et vouloir instituer une nouvelle dynamique.

En octobre, l’avocat en droit du travail Scott Chambers expliquait qu’un tribunal considérerait certainement le fait qu’un employé ayant travaillé pendant longtemps dans le secteur francophone pourrait avoir de la difficulté à trouver un emploi similaire.

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