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Chutes-de-la-Chaudière : Gilles Lehouillier irrité par sa propre comparaison

Le parc des Chutes-de-la-Chaudière

Photo : Radio-Canada / juliette Lefebvre

Les opposants au projet de développement du parc des Chutes-de-la-Chaudière font preuve de « démagogie », estime le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

C’est de la démagogie de dire qu’on veut faire un Village Vacances Valcartier. C’est 96 % en zone de conservation, s’est défendu le maire de Lévis après une sortie publique du Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) qu’il a qualifiée de pétard mouillé.

C’est pourtant Gilles Lehouillier lui-même qui, la semaine dernière, avait comparé le projet d’aménagement au Village Vacances Valcartier. Il était alors question d’un hôtel souterrain et d’un parc aquatique.

On sait qu'on a le Village Valcartier à Québec. Ça pourrait être des activités du même type. Dans le fond, tout projet récréotouristique d'envergure, avait déclaré Gilles Lehouillier.

« Village Valcartier » aux Chutes-de-la-Chaudière : ce que disait Gilles Lehouillier

Mardi, le maire de Lévis a voulu s’éloigner de cette comparaison. Il précise maintenant que rien n’a été décidé.

Il n’y a pas d’hôtel. Ce sont des idées qui sont lancées.

Gilles Lehouillier, maire de Lévis

« On verra s’il y a un projet d’hôtel. S’il y en a un, tant mieux, parce que ça va prendre une structure d’accueil. Il y a 800 000 personnes qui visitent le site [par année] », fait valoir Gilles Lehouillier.

Il insiste aussi sur l’importance de désenclaver le parc, possiblement avec la construction d’un tunnel ou d’une passerelle pour permettre aux cyclistes et aux piétons de traverser l’autoroute 20.

Mépris du patrimoine

Le vice-président du GIRAM, Gaston Cadrin, estime que le simple fait d’évoquer un hôtel au parc des Chutes-de-la-Chaudière démontre le manque de sensibilité des élus de Lévis à l'égard du patrimoine naturel et historique.

Selon lui, avec 800 000 visiteurs par année, le parc a déjà atteint sa capacité et un projet récréotouristique ne ferait qu’accentuer la pression sur l’environnement.

Je pense que c’est juste pour avoir de l’argent. [...] On soupçonne qu’il y a déjà un projet concocté par un promoteur. Il y aurait même des plans qui auraient été vus par la mairie, avance Gaston Cadrin.

Le vice-président du GIRAM, Gaston Cadrin, et le président, Pierre-Paul Sénéchal.

Le vice-président du GIRAM, Gaston Cadrin, et le président, Pierre-Paul Sénéchal

Photo : Radio-Canada

Le président du GIRAM, Pierre-Paul Sénéchal, dénonce de son côté la prédation de plus en plus fréquente de sites naturels à des fins commerciales.

C'est toujours le même principe : un site d'intérêt important et convoitable, une municipalité complaisante et toujours un site cédé par quelqu'un d'autre. Dans ce cas-ci, c’est le ministère des Transports qui a cédé le site à la Municipalité de Lévis.

Le GIRAM demande au conseil municipal de Lévis de retirer l’avis de motion qui ouvre la porte à la modification du schéma d’aménagement.

L’organisme a aussi l’intention de faire pression auprès des ministères de la Culture et des Affaires municipales pour forcer la Ville de Lévis à préserver le parc des Chutes-de-la-Chaudière dans son entièreté.

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