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Grève en éducation : le NPD demande le congédiement du ministre Stephen Lecce

Andrea Horwath, chef de l'opposition en Ontario, parle devant des microphones. Au second plan se dressent des drapeaux canadiens et ontariens.

Andrea Horwath, chef de l'opposition en Ontario, a suggéré à Doug Ford de mettre à pied son ministre de l'Éducation, Stephen Lecce.

Photo : Parlement de l'Ontario

Radio-Canada

La chef de l’opposition en Ontario, Andrea Horwath, demande à Doug Ford de congédier son ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, alors que les négociations dans l'enseignement sont dans une impasse.

Mme Horwath en a appelé directement au gouvernement Ford lors d'une conférence de presse donnée mardi matin à Queen's Park.

Il est temps que le premier ministre [Doug Ford] appuie sur le bouton de réinitialisation pour les négociations en congédiant [...] Stephen Lecce et en nommant un nouveau ministre avec un nouveau mandat, qui n'inclut pas de coupes dans l’éducation.

Cette demande de la chef de l'opposition survient dans un contexte de tensions grandissantes en ce qui concerne les moyens de pression des enseignants en Ontario, englués dans des négociations qui stagnent entre le gouvernement et les syndicats.

Un accord « proche », mais tué dans l’oeuf la semaine dernière ?

Au cours d’une autre conférence de presse tenue plus tard mardi à Toronto, le chef de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) Sam Hammond a déclaré qu’un accord entre son organisation et le gouvernement était à portée de main vendredi dernier, à la sortie de trois jours de négociations entre ces deux parties. Du moins, jusqu’à ce que le gouvernement change brusquement de position à la dernière minute, selon lui.

Cet accord avorté « aurait assuré la stabilité dans les écoles primaires publiques cette semaine », a-t-il certifié. « Puis, tard dans la journée, les négociateurs du gouvernement ont changé de cap et présenté des options impossibles qu'ils savaient inacceptables pour l'ETFO. »

Par la même occasion, il a annoncé deux nouvelles journées de grève tournante qui se tiendront la semaine prochaine, assurant du même coup que l’année scolaire n’est pas en péril.

À couteaux tirés

Signe des tensions actuelles, Stephen Lecce et Sam Hammond, se sont mutuellement accusés mardi matin de mentir sur les négociations contractuelles en cours ou de déformer la réalité sur leur teneur.

Dans des entrevues croisées à l’émission Metro Morning, diffusée à CBC Radio, les deux hommes se sont contredits quant à la place occupée par les indemnités des enseignants au cours des trois jours de discussions de la semaine dernière, qui se sont achevés sans progrès notable.

Portraits du président de la FEEO/ETFO, Sam Hammond, à gauche, et le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce.

Le président de la FEEO/ETFO, Sam Hammond, à gauche, et le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce, ont affirmé mardi que les négociations étaient dans une impasse la semaine dernière.

Photo : La Presse canadienne

Je suis ici pour vous dire, sans hésitation, que nous n'avons pas parlé de rémunération à cette table au cours de cette période de trois jours, a alors affirmé Sam Hammond, qui est à la tête du plus grand syndicat d’enseignants de la province, avant de réitérer ses propos lors de la conférence de presse qu'il a tenue.

Ce ministre doit cesser de mentir aux gens, aux parents et au public. Parce que cela ne s'est pas produit et ce n'était pas un problème clé ou central pendant ces trois jours.

Une citation de :Sam Hammond, président de la FEEO

Le ministre Stephen Lecce a quant à lui réfuté l’affirmation du président de la FEEO selon laquelle la question des indemnités des enseignants n’avait pas été abordée au cours des négociations de la semaine dernière.

C'est absolument faux : bien sûr [que ça a été abordé], a-t-il répondu. Les questions des avantages sociaux et des salaires ont fait surface au cours de ce processus [...] ils veulent que nous apportions des améliorations significatives aux avantages sociaux et que nous augmentions les indemnités, ce que nous ne pouvons pas accepter.

Le syndicat représente quelque 83 000 membres, dont des enseignants et du personnel de soutien à l'éducation, dans la province. D'autres tables de négociations se déroulent successivement cette semaine entre le gouvernement, l'OECTA et l'AEFO.

Pourquoi cette grève?

Les membres des quatre syndicats sont sans contrat de travail depuis le 31 août dernier.

Selon les syndicats, les discussions achoppent sur les ressources pour les élèves aux besoins spéciaux, la taille des classes, les pratiques de recrutement, la violence dans les salles de classe et les cours en ligne au secondaire, notamment.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a répété que l'enjeu principal de ces négociations, selon lui, reste les augmentations de salaire que le gouvernement Ford veut limiter à 1 % dans la fonction publique provinciale.

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