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Le projet de Dean MacDonald présenté aux élus de Trois-Rivières

Des retombées économiques estimées à 10 M$ par année, selon les promoteurs d’un projet d’une équipe de la ECHL

Un homme vêtu d'un veston.

L'homme d'affaires Dean MacDonald présente son projet aux élus municipaux.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Roberge

Sébastien St-Onge

Confiant « 10 sur 10 ». C’est dans cet état d’esprit que l’homme d’affaires terre-neuvien Dean MacDonald est sorti de sa rencontre avec les élus municipaux. Il leur a présenté son projet d’amener une équipe de la East Coast Hockey League (ECHL) à Trois-Rivières.

Accompagné de son associé Glenn Stanford, avec qui il possède l’équipe des Growlers de Terre-Neuve dans la ECHL, et de l'ex-hockeyeur Marc-André Bergeron, les trois hommes ont détaillé leur proposition pendant un peu moins de deux heures à huis clos.

Ce fut une rencontre très factuelle. Beaucoup de très bonnes questions ont été posées. C’était bien de pouvoir déposer notre proposition au conseil. [...] Nous avons eu une bonne conversation, a lancé Dean MacDonald au sortir de la rencontre.

Nous on est satisfaits de notre présentation, on croit en notre produit, on croit en ce qu’on peut apporter à Trois-Rivières, a pour sa part confié Marc-André Bergeron.

Le budget d’exploitations d’une franchise de la ECHL à Trois-Rivières serait de 4 millions de dollars et les retombées économiques sont estimées à 10 millions de dollars annuellement.

En tant que Trifluvien, je suis emballé par ce qui a été présenté ce matin.

Marc-André Bergeron, partenaire d'affaires de Dean MacDonald

Ce dernier a expliqué que le projet d’une équipe de la ECHL fait partie d’un tout qui comprend le Canadien de Montréal.

Nous, si le Canadien de Montréal ne fait pas partie de notre aventure, on ne sera pas là non plus. C’est un ensemble qu’on présente. Nous n’avons pas d’entente présentement avec le Canadien, mais on leur parle régulièrement, a tranché Bergeron.

Par contre, aucun représentant de l'organisation montréalaise n'a participé à la présentation, voulant conserver son rôle d’observateur dans le dossier. Actuellement nous n’avons rien à offrir au Canadien, mais leur intérêt est certain, a répondu le Terre-Neuvien.

On les comprend très bien. [...] En quelque sorte, ils disent : “Vous, faites votre business à vous. Réglez votre problème, réglez votre entente avec la Ville de Trois-Rivières. Un coup que votre entente sera réglée, on va s’asseoir ensemble et on va faire notre bout de chemin ensemble”, a renchéri l’ancien défenseur du Tricolore.

Une cohabitation possible

À son arrivée à l’hôtel de ville, Dean Macdonald a rappelé qu’une cohabitation avec les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) est toujours possible et que ça ne serait pas une mauvaise chose du tout pour la ville.

À St. John’s, plusieurs de nos joueurs proviennent du système scolaire. La ECHL est une belle option pour les joueurs locaux qui souhaitent poursuivre leur carrière après leur passage universitaire. C’est une belle opportunité pour graduer chez les professionnels.

Dean MacDonald

Nous depuis le début on veut cohabiter. On veut être de bons citoyens corporatifs, a ajouté Marc-André Bergeron.

Ce dernier affirme que la grande majorité des questions, décrites comme honnêtes et importantes, des élus ont trouvé des réponses. Il y a certaines questions que même nous on n'a pas les réponses.

Il reste encore plusieurs inconnus, notamment à savoir combien de personnes doivent assister à un match pour être rentable. Une variable qui dépend de l’entente avec la Ville et le nombre de partenariats conclus, entre autres.

Marc-André Bergeron confirme que des études de marché seront effectuées.

Un homme en entrevue.

Marc-André Bergeron est impliqué dans le dossier d'amener une équipe de la East Coast Hockey League (ECHL) à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada

De son côté, le maire Jean Lamarche se dit satisfait de la présentation de Dean MacDonald faite devant les membres du conseil municipal.

Pour lui, il était important d'entendre la proposition de l'homme d'affaires terre-neuvien.

Jean Lamarche estime que la proposition est recevable et plus raisonnable que le projet qui lui avait été présenté verbalement l'automne dernier.

Le promoteur s'est engagé à ne pas demander d'argent à la Ville de Trois-Rivières, ce qui est déjà en soi une bonne nouvelle. [...] Il y a plusieurs chiffres qui ont été avancés concernant les modifications à être faites au Colisée, a-t-il affirmé.

Maintenant, il faut savoir quelles sont les demandes où par exemple les deux partenaires ne peuvent partager un lieu ou un équipement. Là, c'est [de savoir] comment nous on peut comptabiliser tout ça et avoir à la fin un montant qui va faire en sorte, ou non, que ça devient une opportunité intéressante.

Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières

Jean Lamarche laisse maintenant le soin à une équipe de fonctionnaires de la Ville le soin d'analyser en détails les propositions de Dean MacDonald et celle des Patriotes de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Les Patriotes ainsi que le groupe de l’homme d’affaires des Maritimes ont jusqu’à vendredi pour soumettre leur cadre financier et tous les documents nécessaires qui aideront le comité des loisirs de la Ville de Trois-Rivières à prendre sa décision.

Avec la collaboration de Jonathan Roberge

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