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Coronavirus : des patients transférés dans un hôpital de Wuhan construit en 10 jours

L'OMS souligne qu'on ne peut pas encore parler de « pandémie ».

Le personnel d'un hôpital transfère des patients.

Des travailleurs médicaux transfèrent les premiers patients dans le nouvel hôpital de Wuhan, qui a été construit en 10 jours afin de lutter contre le coronavirus.

Photo : Associated Press / Xiao Yijiu

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un nouvel hôpital de 1000 lits construit en 10 jours à Wuhan accueillait mardi des patients transférés d'établissements surchargés de la ville chinoise, épicentre de l'épidémie liée au nouveau coronavirus, a rapporté un média d'État.

Depuis le 24 janvier, la Chine s'est passionnée pour la construction de cet hôpital de fortune, les caméras filmant quasiment en continu les milliers d'ouvriers ainsi que les pelleteuses et les grues qui s'activaient sur le chantier.

Placée sous contrôle militaire, cette structure baptisée Huoshenshan est l'un des deux hôpitaux préfabriqués construits afin de soulager la pression sur les établissements hospitaliers de la ville de 11 millions d'habitants, soumis à un afflux de patients.

Un groupe de 50 malades a été acheminé mardi dans le nouvel établissement de 34 000 mètres carrés, tout équipé et raccordé à la 5G, a annoncé l'agence de presse Chine nouvelle.

Une vidéo de la chaîne de télévision CCTV montre des patients descendant d'ambulances et prenant place sur des fauteuils roulants ou des civières, avec l'aide de personnel médical en combinaison de protection bleue.

Plus meurtrier en Chine continentale que le syndrome respiratoire aigu sévère (syndrome respiratoire aigu sévère) qui avait frappé le pays en 2002-2003, l'épidémie de pneumonie en cours y a déjà fait 425 morts, en majorité dans la province de Hubei, dont Wuhan est la capitale. Et plus de 20 400 cas d'infection y ont été confirmés.

Décès à Hong Kong et aux Philippines

Des personnes portant des masques respiratoires circulent dans un marché, près duquel passe un tramway.

Un Hongkongais atteint du coronavirus s'est éteint mardi.

Photo : Reuters / Tyrone Siu

Un Hongkongais atteint par le nouveau coronavirus est devenu mardi la première personne décédée de cette épidémie virale dans la mégapole et la seconde hors de Chine continentale. L'administration hospitalière a annoncé qu'un homme de 39 ans traité pour ce virus était décédé mardi matin après une détérioration de son état de santé.

Il s'agissait d'un habitant de Hong Kong qui s'était rendu en janvier dans la ville chinoise de Wuhan, épicentre de cette pneumonie virale, avant de retourner dans le territoire semi-autonome le 23 janvier à bord d'un train express.

Un autre décès a également été annoncé aux Philippines.



Pas encore une pandémie

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé mardi que l'épidémie de pneumonie virale apparue en Chine ne constituait pas pour le moment une pandémie, terme qui s'applique à une situation de propagation mondiale d'une maladie.

« Nous sommes dans une phase d'épidémie avec de multiples foyers. »

— Une citation de  Sylvie Briand, directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux de l'Organisation mondiale de la santé

Depuis son apparition en décembre dans la ville de Wuhan, dans le centre de la Chine, le nouveau coronavirus s'est propagé dans une vingtaine de pays.

Mme Briand a rappelé que le berceau de l'épidémie était la province du Hubei. La transmission interhumaine y est intense et les autorités chinoises ont mis en place des mesures pour limiter la propagation de la maladie, a-t-elle souligné.

Nous espérons qu'en nous basant sur ces mesures prises dans le Hubei, mais aussi dans d'autres endroits, où nous avons eu des cas, nous pourrons arrêter la transmission et nous débarrasser de ce virus, a-t-elle ajouté.

Elle a reconnu que c'était un défi en raison des déplacements de populations et de la facilité de transmission du virus. Je ne dis pas que cela soit facile, mais [...] nous pensons que c'est possible.

Plan rapproché de Sylvie Briand.

« Nous ne sommes pas en situation de pandémie », a affirmé Sylvie Briand, directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux de l'OMS.

Photo : Reuters / Denis Balibouse

De nouvelles mesures de confinement

Deux grandes villes de l'est de la Chine, éloignées de plusieurs centaines de kilomètres de l'épicentre de l'épidémie en cours, ont annoncé mardi des mesures de restriction aux mouvements à leurs habitants pour limiter la propagation du nouveau coronavirus.

La municipalité de Taizhou et trois districts de Hangzhou – siège du géant chinois du commerce électronique Alibaba et capitale de la province du Zhejiang – n'autorisent plus qu'une personne par foyer à sortir une fois tous les deux jours pour faire leurs courses. Quelque 9 millions de personnes au total sont touchées par cette décision.

Taizhou a également annoncé suspendre 95 connexions ferroviaires à destination de la ville à partir de mardi.

Les propriétaires d'appartement ne pourront dorénavant plus louer leur bien à des personnes venant de zones gravement affectées par l'épidémie comme la province de Hubei, sauf si elles ne s'y sont pas rendues récemment, a indiqué la municipalité dans un communiqué.

Par ailleurs, tous les complexes d'habitation ne pourront maintenir ouverte qu'une seule voie d'accès piétonne, et chaque personne devra y présenter une pièce d'identité à chaque entrée ou sortie, selon la même source.

Dans les districts concernés à Hangzhou, des mesures complémentaires comprennent le port du masque obligatoire, ainsi que des contrôles d'identité et de température.

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