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La réalité plus grande que nature de Patricia Lortie

Patricia Lortie dans une forêt est en train de peindre une toile déposée sur un chevalet.

L'artiste Patricia Lortie a peint, en quelques heures, une toile en qu'elle a intitulée Le Lapin blanc.

Photo : Radio-Canada / David Béliveau

David Béliveau

Pour cette performance éclair, nous vous transportons dans le monde de Patricia Lortie. L'artiste-peintre s’inspire de la nature qui l’entoure pour créer un monde qui lui est propre. Contrainte par un délai de création très court, elle dévoile, à notre grande joie, le résultat de cette prestation unique.

Qu’est-ce qui t’inspire et qui t’aide à débuter ton processus créatif?

Ce qui m’aide à débuter (un projet artistique), c’est vraiment d’entrer dans ma tête puis d’aller chercher des émotions qui sont liées à une expérience physique. C’est à partir de ça que je commence le travail. Ce n’est pas vraiment ancré dans le réel, c’est plus ancré dans l’expérience du réel.

Performance éclair : Patricia Lortie

Quand tu parles des émotions, peux-tu décrire un peu plus?

C’est beaucoup relié à être présent dans la nature, mais aussi avec les gens. Tu vis quelque chose, tu prends une marche, tu discutes avec quelqu’un… tu as une émotion, un sentiment de contact ou de connexion avec l’environnement, avec l’autre personne. Moi je le transfère en visuel. Ça devient pour moi un jeu de couleurs et de mouvements que je peux réutiliser après. Ce n’est pas que je le vois tout de suite, spontanément, mais j’essaie de me baser sur ce moment-là pour recréer quelque chose de visuel.

D’où te vient ton amour de la nature, de l’extérieur?

Mon père était très amoureux de la nature alors on a toujours eu des chalets sur le bord de l’eau depuis que je suis au monde puis on a toujours été libre. Moi, ça m’a vraiment permis de développer une relation avec la nature, d’être capable de prendre le temps de savourer toutes les expériences que ça pouvait m’offrir. Cela a vraiment ancré tout un univers visuel en dedans de moi. Surtout quand je pense à ma connexion avec l’eau.

Il y a beaucoup de mouvements assez liquides dans mes toiles, puis c’est complètement lié à l’expérience de la nature.

Patricia Lortie
Une femme filme Patricia Lortie dans une forêt en train de peindre une toile déposée sur un chevalet, près d'une rivière.

La caméraman Geneviève Tardif filme la performance éclair de Patricia Lortie.

Photo : Radio-Canada / Pierre Beaudoin

Dans tes oeuvres, comment cette nature-là t’inspire?

À ce stade dans ma vie, la nature m’inspire d’une façon plus abstraite. J’ai eu une phase réaliste où je copiais ce que je voyais. J’ai dépassé ça. Pour moi, maintenant, c’est plus d’exprimer la relation entre tous les êtres vivants, toutes les choses que je peux observer en nature. Quand je dis relation, c’est une relation émotionnelle, pas une relation physique.

Quelles sont les difficultés lorsque tu crées?

Je dirais que maintenant, la plus grosse difficulté que j’ai, c’est d’avoir assez de temps parce qu'il y a plein de choses que je veux réaliser mais je n’ai jamais assez de temps.

Pourquoi as-tu décidé de peindre une réalité modifiée plutôt que naturelle?

Je suis passée du réalisme à une réalité modifiée, du moins dans la logique, pour deux raisons. Un : j’étouffais! Le réel était devenu restreignant. L'autre raison, c’est que je n’étais pas capable d’exprimer ce que je voulais exprimer. J’avais un désir d’exprimer de la paix, de l'harmonie, de l’amour puis je n’étais pas capable de le faire juste en peignant le réel. Donc il a fallu que je transforme ça. Cela n'a pas été facile. Ça a été l’étape la plus difficile dans ma carrière, de faire ce changement. Mais il fallait que ça se fasse.

Deux personnes filment Patricia Lortie dans une forêt en train de peindre une toile déposée sur un chevalet.

L'artiste-peintre Patricia Lortie en pleine action, captée par l'équipe de L'atelier culturel, le réalisateur et monteur David Béliveau accompagné par la caméraman Geneviève Tardif.

Photo : Radio-Canada / Pierre Beaudoin

Est-ce que tu pourrais nous décrire le projet pour cette performance éclair? Qu’est-ce qu’on a essayé d’accomplir aujourd’hui?

Je suis une peintre vraiment méticuleuse et puis j’aime vraiment entrer en relation avec ma toile. Donc je passe facilement 40-50 heures sur une toile. C’est par plaisir, ce n’est pas parce que je suis obligée. Créer une grande toile en quelques heures, pour moi c’était tout un défi!

Essayer de transférer un petit peu la fluidité de mon travail habituel dans quelque chose de vraiment spontané puis d’arriver à être satisfaite à la fin, c’était un gros défi pour moi.

Patricia Lortie

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Alberta

Peinture