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Feu vert à un Investissement Québec plus audacieux

François Legault et Pierre Fitzgibbon se serrent la main.

Le premier ministre François Legault et le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, ont annoncé la refonte d'Investissement Québec, qui a reçu le mandat de « créer de la richesse » et de favoriser les exportations.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le gouvernement Legault lance la réforme d'Investissement Québec (IQ) annoncée lors du budget 2019. La nouvelle entité financière aura comme mandat d'être plus audacieuse afin de favoriser les projets de développement économique et d'accompagner les entreprises pour « créer de la richesse » et faire croître les exportations.

L'annonce, effectuée lundi après-midi devant un parterre de ministres et de gens d'affaires, à Montréal, survient alors que l'actuelle présidente du conseil d'administration d'IQ, Monique Leroux, anciennement à la tête de Desjardins, terminera son mandat à la fin mars. Elle sera remplacée par Jean Saint-Gelais, qui prendra les rênes de cette nouvelle version de l'agence gouvernementale.

Selon Guy LeBlanc, président-directeur général d'IQ, il faudra que la nouvelle entité devienne le partenaire incontournable dont les entreprises et les acteurs de l’écosystème ont besoin.

La réforme, qui a reçu l'aval officiel du gouvernement lors de l'adoption du projet de loi 27, en décembre dernier, a débuté dès juillet, a précisé M. LeBlanc. Au cours des prochains mois, a-t-il dit, IQ est appelé à doubler de taille.

Toujours selon M. LeBlanc, l'agence devra se concentrer sur trois priorités : Réussir l’intégration des nouveaux membres de l’équipe, instaurer un climat de confiance avec tous les partenaires de l’écosystème financier, et faire bouger l’aiguille en matière de productivité, d’exportation et d’attraction d’investissements et de talents vers des secteurs prioritaires [de l'économie].

Pour l'occasion, une nouvelle image de marque d'IQ a été dévoilée lundi après-midi.

Dans le cadre des démarches de refonte de l'agence, les bureaux régionaux de cette dernière seront fusionnés à ceux du ministère de l'Économie et de l'Innovation. Les services du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) et d'Export Québec viendront également s'y greffer.

De passage sur le plateau de RDI économie, M. LeBlanc a évoqué de nouveaux outils, entre autres en raison de la fusion des différents bureaux.

Nous serons un point central pour offrir à la fois l'accompagnement et le financement aux entreprises, a-t-il affirmé.

Selon lui, l'expertise existante demeure, mais IQ disposera en plus de moyens additionnels.

L'agence gouvernementale devra entre autres pallier les carences de la chaîne de capitaux, a précisé M. LeBlanc, et ainsi soutenir financièrement les entreprises qui ne trouveraient pas d'oreille attentive du côté des banques, par exemple, notamment lorsqu'il est question de démarrage de nouvelles compagnies.

Et si Investissement Québec a reçu le mandat d'être plus audacieux, il existe un plancher de rendement que l'agence gouvernementale doit respecter, soit le coût des fonds étatiques, c'est-à-dire environ 2 %, a soutenu Guy LeBlanc.

On n'est pas allergiques aux rendements; si on peut en faire plus, on en fera davantage.

Combler les écarts de richesse

MM. LeBlanc, Legault, Fitzgibbon et Mme Proulx, côte à côte.

De gauche à droite, Guy LeBlanc, pdg d'Investissement Québec, le premier ministre, François Legault, la ministre déléguée au développement économique régional, Marie-Eve Proulx, et le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, lors du lancement de la refonte d'Investissement Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Au moment de déposer son projet de loi 27, en juin dernier, le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, avait établi des objectifs clairs. Il était ainsi question : de doubler d’ici cinq ans les investissements étrangers au Québec, qui se sont chiffrés en moyenne à 3,4 milliards de dollars au cours des cinq dernières années; de diversifier les marchés et d'accroître les exportations de biens et de services afin qu’elles atteignent 50 % du PIB québécois; et d'accélérer les investissements des entreprises dans leur transition technologique et en innovation.

Les gestionnaires d'Investissement Québec disposeront maintenant d'un fonds social de 5 milliards de dollars, en plus d'avoir accès à un montant de 1 milliard pour appuyer la croissance des entreprises stratégiques d'ici. Un montant de 35 millions de dollars doit aussi être consacré à favoriser l'exportation.

Sur ce dernier point, le ministre Fitzgibbon évoquait d'ailleurs lundi un écart de 20 milliards entre les importations et les exportations du Québec.

Aux yeux du premier ministre François Legault, favoriser le développement économique du Québec ne représente ni plus ni moins que la raison pour laquelle il s'est lancé en politique.

Il faut combler les écarts de richesse avec les autres provinces canadiennes, a-t-il martelé lors de son allocution, lundi.

Évoquant comme à l'habitude l'exemple de l'Ontario, M. Legault a soutenu que le produit intérieur brut par habitant y était de 16 % supérieur par rapport au Québec. Pour lui, combler cet écart est l'objectif d'une génération.

Je pense qu’on est rendus là, au Québec, de créer de la richesse. Pour payer les services publics, ça prend des moyens.

François Legault

Pas question, cependant, de financer des canards boiteux, a assuré le premier ministre. Ce dernier stipule qu'Investissement Québec aidera plutôt les entreprises au fort potentiel de rendement.

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