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Des organismes culturels de la région victimes des moyens de pression des enseignants

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La pièce « La plus grosse poutine du monde » (archives)

Photo : MarianneDuval

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les moyens de pression et la grève du zèle des enseignants francophones en Ontario pourraient engendrer des pertes financières importantes pour le Théâtre Catapulte d'Ottawa et mettent en péril une tournée prévue en milieu scolaire au mois de mars. Le Salon du livre de l’Outaouais (SLO), qui aura lieu à Gatineau à la fin du mois, pourrait aussi être une victime collatérale.

Il devait y avoir six représentations scolaires du spectacle Manman La Mer, la semaine prochaine, à la Nouvelle-Scène. Au final il n’y en aura seulement trois, et peut-être même deux.

Les conséquences sont importantes en ce moment et promettent d’être pires, soutient Danielle Le Saux-Farmer, la directrice artistique du Théâtre Catapulte.

Des compagnies de théâtre comme la Catapulte dépendent énormément de la présence d’élèves et d'enseignants dans leurs salles tout au long de l’année. L’existence même de ces compagnies est rendue possible grâce au contexte scolaire dans lequel elles évoluent.

Quand on questionne l’importance des profs et des élèves pour nos activités, c’est comme indescriptible. C’est notre raison d’être, explique la directrice artistique.

« Si les élèves et les profs ne sont pas là, on n’en fait plus du théâtre pour ados. »

— Une citation de  Danielle Le Saux-Farmer, directrice artistique du Théâtre Catapulte

Le Théâtre Catapulte est aussi en sérieuse réflexion quant à l’avenir d’une tournée en milieu scolaire pour le spectacle La plus grosse poutine du monde, qui doit avoir lieu au mois de mars. En ce moment, les dirigeants songent à la raccourcir.

Concrètement, l’annulation en tout ou en partie de la tournée ontarienne du spectacle pourrait représenter un manque à gagner d’environ 60 000 $ pour la Catapulte.

Toute notre saison repose sur, oui ou non, un moment donné les sorties scolaires vont être réintégrées dans le programme, dit Mme Le Saux-Farmer.

Des conséquences du côté de l’Outaouais

Pour le moment, du côté du Salon du livre de l’Outaouais la situation n’est pas « catastrophique », mais la directrice générale, Mélanie Rivet, se prépare à toute éventualité, advenant un nombre important d'annulations.

Pour l’événement, c’est potentiellement 2300 jeunes, environ, qui pourraient ne pas se pointer au Palais des congrès les 27 et 28 février prochains.

Cette année, on avait une année record en plus. On avait 9500 jeunes qui venaient visiter le salon, fait valoir Mme Rivet au sujet de la percée importante que l'événement est parvenu à faire en Ontario français au cours des dernières années.

Une vingtaine des 105 ateliers sont aussi à risque d’être annulés. Les dirigeants du SLO donnent jusqu’au 10 février aux écoles pour confirmer ou non leur présence à l’événement.

Le plan de contingence est de combler les trous dans les horaires des auteurs et dans celui des visites au Salon, en se tournant vers les écoles québécoises qui sont en ce moment sur une liste d’attente.

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