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Objectif carbone neutre pour Teck Resources

Une colonne de fumée noire s'échappe de la cheminée d'un complexe industriel.

Teck Resources attend une décision du gouvernement fédéral sur son mégaprojet de sables bitumineux.

Photo : Getty Images/iStock/rui_noronha

Radio-Canada

La société minière Teck Resources qui propose un mégaprojet de mine de sables bitumineux, nommé Frontier, dans le nord-est de l'Alberta, s'est fixé pour objectif d'être « neutre en carbone » d'ici 2050. Ottawa doit décider d'approuver ce projet d'extraction de minerai d'ici la fin du mois.

L'entreprise de Vancouver affirme qu'elle tentera d'atteindre son objectif en évitant de créer des émissions de gaz à effet de serre lors de sa production.

« Fixer l'objectif à un bilan carbone neutre d'ici 2050 est un pas en avant important dans notre engagement à réduire les émissions et à agir sur le changement climatique », explique Don Lindsay, le PDG de Teck Resources.

Le changement climatique est un défi mondial que notre industrie doit contribuer à résoudre.

Don Lindsay, PDG de Teck Resources

L’entreprise dit qu'elle examine d'autres moyens de déplacer les matériaux dans ses mines, notamment en utilisant des sources d'énergie plus propres.

Elle s'engage également à produire plus de métaux nécessaires pour une transition vers une économie sobre en carbone. Dans un communiqué de presse, la société évoque notamment le cuivre pour les véhicules électriques ainsi que la production et l’utilisation d'énergie renouvelable.

Teck Resources a par ailleurs annoncé lundi la signature d'un accord d'achat d'électricité à long terme concernant leur nouveau projet d'extraction de cuivre au Chili. Cet accord qu'environ la moitié de ses besoins en électricité d'exploitation soient comblés par des sources d'énergie renouvelable.

Carte de la mine Frontier, située à Fort McKay, à 110 km au nord de Fort McMurray, dans le nord de la province.

La mine de sables bitumineux Frontier serait la plus septentrionale au Canada, une fois construite.

Photo : Radio-Canada

L'incertitude

La semaine dernière, Don Lindsay avait déclaré que l'obtention de l'approbation fédérale pour le projet Frontier ne signifierait pas nécessairement que le projet se réaliserait. Il a rappelé que la société aura également besoin d'un accès adéquat au pipeline, de prix appropriés pour les produits de base et d'un partenaire pour partager les coûts.

Le cabinet fédéral envisage de son côté d'approuver la mine de sables bitumineux Teck Frontier, mais à la condition « que l'Alberta déclare un plafond d'émissions l'obligeant à atteindre des émissions nettes nulles d'ici 2050 », ont déclaré à CBC/Radio-Canada deux sources proches du premier ministre du Canada.

Le gouvernement libéral doit prendre une décision au sujet du mégaprojet de nouveaux sables bitumineux d'ici la fin de février, tout en faisant face à la pression des environnementalistes d'un côté et du gouvernement de l'Alberta de l'autre.

Le projet Frontier

La mine de sables bitumineux de Teck Resources ferait deux fois la taille de la ville de Vancouver. Elle produirait jusqu'à 260 000 barils de bitume par jour. Son impact économique potentiel est également important : 7000 emplois dans la construction, 2500 emplois opérationnels et des milliards de recettes fiscales. Sur sa durée de vie prévue de 40 ans, 12 milliards de dollars iraient au gouvernement fédéral, et 55 milliards de dollars iraient au gouvernement de l'Alberta.

L'entreprise a obtenu le soutien des Autochtones. Quatorze communautés ont signé des accords liés au projet, mais certaines autres s'y opposent toujours.

La commission d'examen conjoint fédéral-provincial qui a soumis le projet à un examen réglementaire rigoureux l'a jugé dans l'intérêt public. Néanmoins, le groupe d'experts a reconnu que la mine « pourrait rendre plus difficiles » les objectifs du Canada de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le projet générerait environ 4,1 mégatonnes d'émissions par an au cours de sa durée de vie, bien que d'autres estimations évaluent que ce nombre sera plus élevé.

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