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L'ex-entraîneur Michel Arsenault demande l'arrêt des procédures

Michel Arsenault

Michel Arsenault

Photo : Site web Champions Gymnastics

L’ex-entraîneur de gymnastique Michel Arsenault, accusé de deux chefs d’agression sexuelle et de trois chefs de voies de fait, a déposé une requête en arrêt des procédures au palais de justice de Montréal parce qu’il reproche entre autres aux enquêteurs leur manière d’avoir divulgué la preuve et aussi d’avoir contaminé des témoins.

Michel Arsenault aurait fait cinq présumées victimes, toutes d’anciennes gymnastes qu’il a entraînées. L’homme de 58 ans, arrêté en mai 2018 à Edmonton, où il réside depuis 1997, aurait agressé sexuellement deux d’entre elles alors qu’elles étaient mineures. Les gestes reprochés seraient survenus à Montréal entre 1983 et 1993.

Dans la requête déposée au dossier, Me Roxane Hamelin, avocate de l’accusé, mentionne que les enquêteurs au dossier n’ont pris aucune note de calepin lors de leurs rencontres avec les présumées victimes ni de notes évolutives sur leurs démarches effectuées au cours de l’enquête.

La défense cite entre autres en exemple une rencontre d’environ trois heures avec l’une des présumées victimes d’agression sexuelle au cours de laquelle elle a rapporté l’ensemble des faits au soutien de sa plainte. La requête affirme que cet entretien avec l’enquêteur n’a pas été enregistré et que l’agent accompagnateur n’a pas pris de notes.

Toujours selon la requête de la défense, l’enquêteur a partagé de l’information privilégiée avec l’une des présumées victimes qui, à son tour, a utilisé ces informations pour communiquer avec les présumées victimes et pour les encourager à poursuivre le processus entamé .

Le juge entendra les deux parties le 30 mars prochain.

Il y avait au départ six victimes et un total de sept chefs d'accusation. Dans la requête en arrêt des procédures, il est mentionné que la sixième présumée victime ne s'est pas présentée à l'enquête préliminaire, donc Michel Arsenault a été libéré des chefs d'accusation la concernant. Il reste cinq présumées victimes et cinq chefs d'accusation.

En 2017, une enquête de Radio-Canada Sports révélait que Michel Arsenault aurait intimidé des gymnastes en plus de leur faire subir de la violence physique et verbale. Certaines ont confié qu’elles ont aussi été agressées sexuellement par leur ancien entraîneur. Ces allégations n’ont pas été prouvées en cour.

Michel Arsenault a antérieurement présenté une requête de communication de la preuve visant le diffuseur public afin que ce dernier lui transmette tout le matériel concernant le reportage dont il a fait l’objet. Le juge rendra sa décision le 24 février.

Si sa requête en arrêt des procédures est rejetée, son procès débutera le 8 juin.

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