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VIH/sida : une thérapie par anticorps donne des résultats encourageants

Une percée porteuse d’espoir à laquelle ont participé des chercheurs du Centre de recherche du CHUM.

Illustration 3D du VIH.

Pas moins de 37,9 millions d’humains vivent avec le VIH.

Photo : iStock

Radio-Canada

L'injection de puissants anticorps dans l’organisme de personnes infectées par le VIH a été associée à un renforcement des cellules immunitaires qui ont réussi à débusquer le virus qui se cache dans le corps.

Actuellement, la majorité des personnes vivant avec le VIH contrôlent le virus grâce à un traitement antirétroviral (ARV). Ces médicaments, bien que très efficaces, ne permettent pas d’éradiquer complètement le virus qui reste latent dans des réservoirs.

Cette réalité signifie que les personnes porteuses ont besoin d'un traitement à vie.

Repères

  • Pas moins de 37,9 millions d’humains vivent avec le VIH;
  • Plus de 63 000 sont Canadiens;
  • Environ 18 000 sont Québécois.

L’espoir des anticorps

De précédents travaux ont montré qu’une immunothérapie combinant deux anticorps anti-VIH peut également réduire la charge virale avec une efficacité similaire aux ARV.

Les chercheurs Daniel E. Kaufmann et Julia Niessl ont prouvé que l'utilisation de ces anticorps, lors d'une interruption de traitement ARV, a un effet sur le système immunitaire des personnes infectées par le VIH.

 La doctorante Julia Niessl et le chercheur Daniel E. Kaufmann.

La doctorante Julia Niessl et le chercheur Daniel E. Kaufmann.

Photo : CRCHUM

Leurs travaux décrivent comment l'injection de ces puissants anticorps neutralisants est associée à un renforcement de la réponse des lymphocytes T qui reconnaissent spécifiquement le virus.

Chez tous les participants, la quantité de virus dans le sang a été réduite à un niveau indétectable pendant au moins 15 semaines après l'arrêt du traitement avec les antirétroviraux.

Daniel E. Kaufmann

Il faut savoir que les lymphocytes T sont d'importantes cellules du sang qui contribuent au contrôle des infections chroniques telles que le VIH.

Cette étude montre une interaction inattendue et une influence potentielle entre deux pans du système immunitaire humain : l'immunité humorale (anticorps) et l'immunité à médiation cellulaire (lymphocytes T).

Prouver un concept

Les anticorps fonctionnent différemment des médicaments. Ils ne sont pas passifs. En plus de bloquer le virus, ils interagissent avec le système immunitaire et l'influencent, expliquent les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature Medicine (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

À l'avenir, ce type de thérapie par anticorps sera étudié dans des études cliniques de plus grande ampleur afin de prévenir ou traiter le VIH.

Daniel E. Kaufmann

Les anticorps sont très bien tolérés par les humains et peuvent efficacement bloquer le virus pendant de nombreuses semaines, explique le Dr Kaufmann.

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