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Le cancer du sein pourrait-il être détecté plus tôt grâce à un chercheur rimouskois?

Le cancer du sein est la forme de cancer la plus répandue chez la femme au Canada.

Le cancer du sein est la forme de cancer la plus répandue chez la femme au Canada. (Archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

Le chercheur d'origine rimouskoise, André Khalil, vient d'obtenir un brevet concernant une méthode d'analyse qui pourrait permettre une détection précoce du cancer du sein.

En entrevue à l'émission Info-réveil, M. Khalil a expliqué qu'actuellement, le dépistage du cancer du sein est effectué à partir d'une analyse de deux types de tissus, les tissus gras et les tissus denses.

À partir du ratio des deux, on peut calculer une espèce de score de densité [...] qui est utile pour les facteurs de risque qui se trouvent dans les seins d'une patiente, explique-t-il.

Avec sa collègue Kendra Ann Batchelder, M. Khalil a cependant découvert un troisième type de tissu, les tissus désorganisés.

Il y aurait plus de ce tissu-là, désorganisé, dans les seins cancéreux que dans les seins normaux.

André Khalil, chercheur et professeur au département de Génie chimique et biomédical de l'Université du Maine
Le chercheur André Khalil

Le chercheur André Khalil

Photo : Courtoisie André Khalil

M. Khalil croit qu'en observant davantage ce troisième type de tissus, il serait possible de prévenir l'apparition de tumeurs cancéreuses.

Actuellement, les radiologues pratiquent une médecine que je dirais réactive, c'est-à-dire que la patiente se présente pour sa mammographie chaque année ou aux deux ans, dépendant des normes. Après ça, le radiologue regarde et s'il y a une tumeur ou une lésion qui paraissent suspectes, il réagit. C'est de la médecine réactive. Nous, ce qu'on entrevoit, pour les prochaines années, ce serait une médecine prédictive, explique le chercheur.

On peut faire des prédictions sur ce qui va se passer dans la structure du tissu, ce qui fait qu'on va savoir un peu en avance ce qui va se passer et là, on peut réagir beaucoup plus tôt.

André Khalil
Une mammographie.

En examinant la structure des tissus d'un sein, il serait possible de mieux prévenir les tumeurs cancéreuses. (Archives)

Photo : iStock

M. Khalil précise que si cette découverte est prometteuse, elle devra cependant être validée lors d'essais cliniques. Son équipe est actuellement en recherche de financement afin de franchir cette étape.

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