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Hockey féminin : les Rebelles de l’ESN visent haut

Les Rebelles de l'École secondaire Népisiguit sur la glace viennet de marquer un but.

Les Rebelles de l'École secondaire Népisiguit ont 16 victoires et aucune défaite en saison régulière cette année.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Mathieu Massé

L’équipe féminine de hockey de l’École secondaire Népisiguit (ESN) est toute jeune, mais fait tourner les têtes un peu partout où elle passe. Assemblée l’année dernière, l'équipe des Rebelles est invaincue en saison régulière et ne vise rien de moins que le championnat provincial.

À l’aréna de Petit-Rocher, les spectateurs se réchauffent tant bien que mal avec une couverture ou un café chaud. Dans la chambre où se préparent les joueuses des Rebelles de l’ESN, la musique retentit, accompagnée d’une boule disco au milieu de la chambre. Il fait chaud. Les filles sont prêtes à sauter sur la glace pour défendre leur saison sans défaite.

L’entraîneur Christian Richard donne ses consignes et les joueuses sortent de la chambre. En les regardant s’aligner pour entrer sur la glace, il sait qu’il a beaucoup accompli en une année. Le programme avait été arrêté deux ans passés par manque de joueuses. On a voulu le faire renaître de ses cendres.

Un homme devant les gradins.

Christian Richard est l'entraîneur-chef des Rebelles de l'ESN.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Après beaucoup de démarches, Christian Richard réunit un groupe de jeunes prêtes à représenter leur école. À son arrivée à l'ESN, Marie-Ève Balard voulait absolument jouer au hockey. Je voulais vraiment jouer, j’avais ce prime-là alors on a été demander, de tanner des filles pour qu’elles jouent avec nous, raconte-t-elle.

Une jeune fille devant la glace de l'aréna.

Marie-Ève Balard, 15 ans, est défenseuse pour les Rebelles de l'ESN.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

À leur première saison, les Rebelles avaient une douzaine de joueuses, tout juste assez pour former une équipe. L’entraîneur affirme que la saison s’est bien déroulée et que les filles ont même réussi à terminer la saison en milieu de peloton au classement général. La saison des grippes a été difficile pour l’équipe, se rappelle-t-il, On a eu des matchs où on avait juste huit joueuses.

Cloé Michaud se souvient bien de ce moment, il y a presque un an. En plus d’être seulement huit sur le banc, on était trois joueuses malades. Disons qu’on patinait beaucoup et qu’on n’avait pas beaucoup de souffle.

Une jeune fille dans les gradins devant la glace.

Cloé Michaud, 16 ans, est défenseuse pour les Rebelles de l'ESN

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

C’est ce genre de moments qui restent en souvenir quand tout est terminé et qui forge des liens forts dans une équipe sportive. Les filles sont d’ailleurs toutes des amies, que ce soit sur la glace ou à l’extérieur. 

Cette année, ça a fait boule de neige et on est rendu à 15 joueuses.

Une citation de :Christian Richard, entraîneur-chef, rebelles de l’ESN

Le hockey féminin en santé

Lorsque Radio-Canada est allée à la rencontre des Rebelles de l’ESN, ces dernières affrontaient une autre nouvelle équipe dans la ligue interscolaire du Nord-Est, les Cyclones de l’école Aux quatre vents de Dalhousie. Après une très longue pause, le programme de hockey féminin y fait son retour. 

Saison difficile s’il en est une, avec 1 victoire et 11 défaites, pour les Cyclones. Christian Richard voit tout de même le positif dans l’arrivée d’une nouvelle équipe. C’est le fun que les filles aient la chance de jouer au hockey. Si tu veux jouer, ici on a une ligue où il y a du respect et puis au fond, gagner ou perdre, on va avoir du fun quand même!

La fierté de représenter son école

Quand on leur demande ce dont elles sont le plus fières, les Rebelles répondent bien souvent que c’est de porter les couleurs de l’École secondaire Népisiguit. La capitaine Sara Haché sait que son équipe est forte et que ses adversaires le savent aussi. C’est fun de représenter l’école et qu’ils sachent d’où on vient et qu’ils disent “eux autres c’est ESN, il faut faire attention.”

Jeune fille devant la glace.

Sara Haché, 16 ans, est capitaine des Rebelles de l'ESN

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Julie-Pier Richard reconnaît que la fiche de son équipe aide à donner un bon moral aux troupes. On se fait connaître parce qu’on a une bonne saison et c’est vraiment agréable de rentrer dans les arénas et de porter les couleurs de l’ESN.

Une jeune fille dans les gradins devant une glace d'aréna.

Julie-Pier Richard, 16 ans, est défenseuse pour les Rebelles de l'ESN

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Un autre aspect important pour les joueuses féminines, jouer entre elles. Cloé Michaud, comme plusieurs, a déjà joué avec des équipes de garçons. Elle l’affirme sans hésiter, elle se sent beaucoup plus inclue dans son équipe féminine. On arrive et on a notre propre vestiaire, tandis qu’on a déjà été dans des parties à l’extérieur avec les garçons et on devait se changer dans des toilettes.

Julie-Pierre Richard et Marie-Ève Balard ont des souvenirs similaires.

Avant tout, le fait de jouer entre elles permet de contrer ceux qui dissent encore que le hockey est un sport de garçon.

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