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Une soirée d’impro pour encourager les jeunes en milieu rural à rire en français

Deux joueurs d'improvisation s'affrontent lors d'un match d'impro à La Broquerie.

L'équipe d'improvisation de l'École Saint-Joachim a eu la chance de participer à une soirée d'impro avec des joueurs de la Ligue d'improvisation du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Loiselle

Rosalie Loiselle

Le village de La Broquerie, au Manitoba, est reconnu pour son amour du hockey, mais, depuis deux ans, les jeunes de l’École Saint-Joachim ont une nouvelle source de divertissement. Ces élèves ont désormais leur propre équipe dans la Ligue d’improvisation du secondaire tellement époustouflante, la LISTE.

Jeudi soir au centre HyLife, ces élèves de la 9e à la 12e année ont eu l’occasion de montrer leurs talents à des spectateurs de leur communauté.

Quatre joueurs d'improvisation sur scène à La Broquerie.

Les improvisateurs de la LISTE et de la LIM ont fait rire la foule lors d'une soirée d'impro à La Broquerie.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Loiselle

Les jeunes improvisateurs ont pu jouer avec d’anciens membres de la LISTE et des joueurs actuels de la Ligue d’improvisation du Manitoba (LIM).

Selon Huguette Vallée, membre de la LIM et ancienne membre de la LISTE, une soirée comme celle-ci est importante afin de démontrer aux élèves que l’improvisation peut être une activité pour la vie.

« Ça nous donne la chance de voir les talents qu’on a présentement à la LISTE, mais après, ça donne la chance aussi aux plus jeunes de jouer avec des personnes qui ont peut-être un petit peu plus d’expérience, et ils ont la chance d’en faire aussi, et de leur montrer que, oui, on peut faire de l’impro après l’école. »

Pour Rebekah Waite, une élève en 11e année, la LISTE est une activité qu'elle compte peut-être poursuivre après la fin de ses études secondaires.

« C’est très limité, comme étudiant, de trouver quelque chose à faire, mais d’avoir cette chance de participer comme groupe, faire de l’impro en français après l’école, c’est très intéressant de voir où tu peux aller. »

Rebekah dit que, c'est une activité qui rassemble les jeunes de diverses écoles de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), mais la LISTE lui a aussi permis d’apprendre à mieux connaître ses camarades de classe.

« On se connaît déjà parce que c’est tellement une petite école. Tout le monde dans le secondaire se connaît, mais c’est une opportunité de re-rencontrer des personnes, juste parce qu’on sait pas c’est quoi leur talent jusqu’à ce qu’on les voit faire l’impro sur scène. »

La professeure d'art dramatique de l’École Saint-Joachim, Mary-Anne Craft-Hilhorst, est aussi l’organisatrice de la soirée d’improvisation. Pour elle, la LISTE est un moteur qui sert à encourager les jeunes à s’exprimer en français, tout en s’amusant et en développant leur confiance en soi.

Par ailleurs, elle croit que cela démontre aux jeunes qu’on n’a pas nécessairement besoin de se déplacer jusqu’à Winnipeg pour participer à des activités culturelles.

En faisant des soirées où les jeunes peuvent rire en français, c’est là où ça va vraiment coller que oui, je suis francophone, je veux continuer avec la langue française en m’amusant.

Mary-Anne Craft-Hilhorst, professeure d'art dramatique à l'École Saint-Joachim

Dans leur cours d’art dramatique, les élèves ont aussi appris que la participation à un match d'improvisation n'est pas réservée aux comédiens.

Certains élèves préfèrent simplement être arbitres ou s’occuper de l’aspect technique. Les élèves de Mme Craft-Hilhorst ont suivi une formation pour être maître de cérémonie avec l’humoriste Mariette Kirouac, ainsi qu’une formation technique avec le musicien Édouard Lamontagne.

Trois techniciennes de son lors d'une soirée d'improvisation à La Broquerie.

Alyssa Laramée et Estelle Morneau préfèrent s'occuper de l'aspect technique de l'improvisation.

Photo : Radio-Canada / Rosalie Loiselle

Selon Estelle Morneau et Alyssa Laramée, ces formations offrent l'occasion de participer à l’impro à leur façon. Les deux élèves en 9e année ont préféré s’occuper de la technique plutôt que d’être sur scène. « Le spotlight n'est pas sur nous, donc il y a moins de stress », dit Alyssa Laramée.

Mme Craft-Hilhorst se dit fière de ses élèves et croit fermement que l’improvisation encourage les jeunes de l’École Saint-Joachim à trouver leur voix et à s’impliquer dans leur communauté.

« Nos jeunes ont tellement un grand pouvoir. Ils peuvent, même au rural, motiver les adultes à peut-être sortir et en faire plus aussi. Ils sont vraiment capables. »

La LISTE comprend actuellement 9 équipes réparties dans 7 écoles de la DSFM. La finale aura lieu le jeudi 5 mars au Centre culturel franco-manitobain.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Une soirée d’impro pour encourager les jeunes en milieu rural à rire en français

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