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Roger D. Landry, une vie à briller dans l'ombre

Le reportage de Jonathan Roberge.

Photo : Radio-Canada / Archives

Radio-Canada

Il se tenait loin des projecteurs, mais dans les coulisses du pouvoir, Roger D. Landry aura été très actif, et ce, jusqu'à sa mort.

Le décès subit de l'homme de 86 ans, samedi, a surpris et attristé plusieurs amis et proches collaborateurs. L'historien François Roy a travaillé plusieurs années avec lui à l'Hôtel de Ville de Trois-Rivières.

Il aurait pu faire de la politique, mais il n'en a jamais fait. Par contre, il a connu beaucoup de politiciens. Dans sa carrière, il a travaillé pour la famille Bronfman, pour les Desmarais, pour le maire de Trois-Rivières. C'était vraiment un homme d'influence. Il avait accès aux puissants, aux gens de pouvoir, relate-t-il.

À Trois-Rivières, il est rapidement devenu le bras droit de l’ancien maire Yves Lévesque à titre de chef de cabinet.

Chaque fois que quelqu’un venait dans mon bureau pour une réunion, les gens disaient :" Monsieur Landry, vous avez eu un parcours extraordinaire!" C'est là que je me suis rendu compte que mon chef de cabinet, je n'avais pas engagé n'importe qui, estime l'ancien maire de Trois-Rivières.

À l’Hôtel de Ville, sa grande expérience a permis d’éviter quelques tempêtes.

Il avait une façon unique d’analyser les choses. Il savait comment répondre aux questions, faire face à l’adversité et trouver des solutions sans jamais paniquer. Il avait un calme légendaire, se rappelle l'ex-porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant.

À la fin des années 1970, Roger D. Landry était vice-président de l'équipe de baseball les Expos de Montréal. Il contribue à créé Youppi, la célèbre mascotte qui a aujourd'hui joint les rangs des Canadiens de Montréal. À son arrivée en Mauricie, il n'avait pas perdu son amour du baseball. Il est devenu conseiller, puis ambassadeur des Aigles de Trois-Rivières.

Il nous a donné beaucoup de commentaires très constructifs. C'est une lourde perde pour la communauté, estime le directeur général de l'équipe, René Martin.

Il tenait aussi à faire venir une équipe de hockey professionnelle dans le nouveau Colisée de Trois-Rivières.

C'est un dossier très politique. Avoir quelqu'un qui connait la politique, ça nous a vraiment aidés à avoir des bases solides. Sa sagesse et mon côté plus jeune et fougueux, ça faisait une belle équipe, souligne son ami et partenaire d'affaires, Marc-André Bergeron.

D'après un reportage de Jonathan Roberge

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