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Belledune : un avenir durable est-il possible au-delà de l’industrie lourde ?

Bâtiments de la fonderie de Belledune en hiver.

Glencore annonçait en novembre 2019 la fermeture de la fonderie de Belledune, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Comment favoriser le développement durable dans une région lourdement industrialisée comme celle de Belledune, dans le nord-est du Nouveau-Brunswick ? Des jeunes leaders communautaires réfléchissent à la question.

Une cinquantaine d'élèves du secondaire, d’étudiants de niveau postsecondaire et de jeunes professionnels aborderont ce sujet lors de l'événement Espace Maritime les 28 et 29 février, à Pointe-Verte.

Il est impossible d’ignorer l'importance que l'industrie lourde a joué sur le plan économique dans la région Chaleur dans les dernières décennies. La fermeture, annoncée en novembre par Glencore, de la fonderie de Belledune en a été un dur rappel. Ce sont quelque 420 emplois qui disparaissent.

Peut-on faire les choses autrement? Trois thèmes seront analysés lors de l’événement Espace Maritime : l’environnement, la justice sociale et le développement socio-économique durable.

Danis Comeau.

Danis Comeau, directeur général de la coopérative Les Projets Aulnes.

Photo : Radio-Canada

Une visite est tout d'abord prévue à la centrale thermique d’Énergie NB et au port de Belledune. Ensuite, à la coopérative La Barque, à Pointe-Verte, les participants seront invités à discuter des enjeux sociaux qui existent autour d'une région marquée par les industries lourdes, explique Danis Comeau, directeur général de la coopérative Les Projets Aulnes.

Des experts, dont des scientifiques, se joindront au groupe.

Yvette Bérubé.

Yvette Bérubé, enseignante en administration des affaires au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Yvette Bérubé, enseignante en administration des affaires au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB), estime primordial de donner la parole aux jeunes lorsqu’il est question de développement durable.

Ils vont être là après nous et c'est eux qui vont récolter soit les enjeux qui n’ont pas été adressés aujourd'hui, ou bien qui vont profiter des bonnes décisions qui ont été prises, dit-elle.

Les jeunes veulent se mobiliser, renchérit Danis Comeau, citant en exemple l'activisme face au changement climatique.

Ornella Ntchalle.

Ornella Ntchalle, étudiante au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Nous devons dès à présent réfléchir aux solutions que nous pourrons apporter plus tard en tant que futurs gestionnaires, observe Ornella Ntchalle, une étudiante au CCNB à Bathurst.

En cette ère de bouleversements climatiques, elle rappelle que les dirigeants de grandes entreprises ont une responsabilité accrue. Cette recherche du profit ne doit pas entraver sur la personne et la planète, dit-elle.

Les organisateurs de ce forum tiennent à préciser que l'objectif de la rencontre de deux jours n'est pas de s'acharner sur l'héritage laissé par l'industrie lourde, ou sur la venue possible d'une nouvelle entreprise, Maritime Iron, qui deviendrait le plus grand émetteur de gaz à effet de serre du Nouveau-Brunswick.

On ne veut pas pointer du doigt, insiste Danis Comeau. C'est plutôt de voir comment on peut faire pour travailler ensemble pour envisager un avenir plus prospère [et] que ça en vienne à un développement durable.

D’après le reportage de François Vigneault

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