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Langues autochtones : un règlement scolaire contesté

Des jeunes dans un local.

Au Centre d'amitié autochtone du Lac-Saint-Jean, les jeunes peuvent échanger en atikamekw.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Radio-Canada

La sauvegarde de la langue peut devenir un véritable défi pour les Autochtones qui choisissent de s'établir en milieu urbain. À la Cité étudiante de Roberval, les élèves issus des Premières Nations ne peuvent s'exprimer entre eux dans leur propre langue lorsqu'ils sont en classe.

Ashley Moar-Echaquan affirme s'être fait interdire de discuter avec des amis en atikamekw lors d'un cours à la Cité étudiante de Roberval.

Dans ma famille, on m'a toujours dit de parler ma langue originelle. Ça m'a juste vraiment fâchée de me faire interdire ça.

Ashley Moar-Echaquan, élève, Cité étudiante

Selon le directeur de l'école secondaire, Sylvain Bouchard, tous les élèves doivent s'exprimer en français dans les classes pour faciliter l'évaluation de leurs apprentissages et assurer le bon déroulement des cours.

Il y a un élément qui s'appelle la gestion de classe, qui est excessivement important. Donc, c'est important de bien comprendre ce qu'il se passe dans une classe pour être capable de réagir à des situations émergentes. Ce n'est pas une interdiction. C'est un souhait, explique-t-il.

Une règle qui ne fait pas l’unanimité

La directrice générale du Centre d'amitié autochtone du Lac-Saint-Jean, Mélanie Boivin, déplore cette règle. Pour elle, la situation est inacceptable.

La fierté identitaire commence par s'exprimer dans sa langue. Il faut qu'on trouve des solutions pour améliorer cette situation-là, cette compréhension-là du personnel enseignant.

Mélanie Boivin, directrice générale, Centre d'amitié autochtone du Lac-Saint-Jean

Environ 10 % des élèves de la Cité étudiante de Roberval proviennent de Mashteuiatsh ou d'Obedjiwan.

Comme les occasions de parler leur langue sont moins nombreuses en milieu urbain, Mélanie Boivin aimerait que l'école ouvre des groupes de discussion et offre un cours en langues autochtones.

La direction de l'école se dit ouverte à ces possibilités.

D’après le reportage de Mélissa Paradis

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Saguenay–Lac-St-Jean

Autochtones