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Coronavirus en Chine : des effets négatifs sur les commerces et les agriculteurs d'ici

Vue rapprochée d'un porc.

Les éleveurs de porcs remarquent une baisse du prix des bêtes en raison du coronavirus.

Photo : Getty Images / Christi LaLiberte

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La crise du coronavirus qui touche la Chine pourrait avoir des répercussions sur l'économie canadienne, affirment des regroupements sectoriels. C'est notamment le cas chez les commerçants, de même que chez les producteurs de porcs et de grains qui exportent vers l'empire du Milieu.

Ce ralentissement affecterait pour le moment le prix à la baisse, sans que cela soit très important pour l’instant, affirme Hugues Larocque, conseiller aux communications des Producteurs de grains du Québec.

Le regroupement des Éleveurs de porcs du Québec anticipe pour sa part une baisse du prix du cochon. Pour le mois de février, c'est une baisse de 17 % du prix et, pour le mois d'avril, c'est aux alentours de 19 %, résume le président de l'organisme, David Duval.

« Ça représente 12 $ à 14 $ de moins du cochon. »

— Une citation de  David Duval, président des Éleveurs de porcs du Québec

Délais de livraison dans de nombreux commerces

La crise du coronavirus en Chine semble aussi avoir entraîné des ralentissements de livraison de plusieurs produits chez les commerçants de la région d'Ottawa et de Gatineau.

Il va probablement y avoir des délais dans mes commandes, parce qu’il y a beaucoup de produits qui proviennent de Chine, et ça cause des délais de livraison, affirme Rosanne Tremblay, propriétaire de la boutique d’équipement sportif VSP.

« La marchandise est commandée au mois d’octobre pour une livraison au mois de février ou mars. Donc, ce n’est pas que la marchandise n’a pas été produite, c’est qu’elle ne peut pas être transportée. »

— Une citation de  Rosanne Tremblay, propriétaire de la boutique d’équipement sportif VSP

Mme Tremblay prépare donc un plan B au cas où les commandes faites par ses différents clients n’arrivent pas comme prévu à la mi-février — par exemple, tenter de trouver des fournisseurs canadiens.

Ça va coûter plus cher, c’est certain, dit-elle. Ça fait 32 ans que je fais ça, c’est toujours une question de prix, mais le prix, on le paye en ce moment.

Une femme dans un magasin d'équipement de sport.

Roxanne Tremblay s'attend à des délais dans la livraison de certains équipements sportifs faits en Chine en raison du coronavirus.

Photo : Radio-Canada / Claudine Richard

L'entreprise ontarienne Tigre Géant affirme, elle aussi, faire face à des problèmes de livraison de la marchandise. Nous avons connu certaines restrictions liées au coronavirus et nous les gérons avec nos équipes internes et externes, a précisé la directrice de l'image de marque de la compagnie, Alison Scarlett, dans un courriel transmis à Radio-Canada.

« La fermeture prolongée des usines, au-delà du Nouvel An chinois, aura un impact mineur dans les mois à venir. »

— Une citation de  Alison Scarlett, directrice de l'image de marque de Tigre Géant

L'épidémie de coronavirus a également des répercussions économiques sur l'industrie touristique. Au Canada, notamment, les annulations de voyages vers l'Asie se multiplient.

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