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Construction : grave pénurie de main-d'oeuvre à Québec

Un employé d'une entreprise d'installation d’ascenseurs en train de couper des pièces de métal.

L’Association de la construction du Québec (ACQ) estime qu’il manquera 1500 travailleurs par année dans la région de la Capitale-Nationale

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'industrie de la construction aura fort à faire pour répondre à ses clients. Dans la seule région de Québec, il manque au moins 1500 travailleurs et travailleuses chaque année aux entreprises.

Pour l'ensemble de la province, ce sont 20 000 postes en moyenne qui peineront à être comblés chaque année, pendant dix ans, selon une étude de la firme Raymond Chabot Grant Thornton, commandée par l'Association de la construction du Québec (ACQ).

Avec sa trentaine d'employés, Niki Delisle, propriétaire d'Ascenseur Maxi à Québec doit régulièrement refuser des contrats.

« Même si j'avais la capacité de fabriquer en usine, je n'ai pas personne pour les installer », explique M. Delisle.

Il lui faudrait une trentaine de personnes supplémentaires pour répondre à la demande. Ce n'est pas faute d'offrir de bons salaires.

« Le métier de mécanicien d'ascenseur, c'est le deuxième métier le plus payé de toute la construction. Tu as les grutiers puis les mécaniciens d'ascenseur », explique-t-il.

Un employé « full patch », qui a terminé toutes ses périodes de probation, gagnera 45 dollars de l'heure, insiste M. Delisle.

Niki Delisle, propriétaire d'Ascenseur Maxi à Québec, en entrevue sur un chantier.

Niki Delisle, propriétaire d'Ascenseur Maxi à Québec, doit refuser des contrats en raison de la pénurie de main-d'oeuvre

Photo : Radio-Canada

Dès qu'il y a un de mes compétiteurs qui "slaque" un gars, en dedans d'une demi-journée, il est réembauché par une autre compagnie, ça va vite vite comme ça.

Une citation de Niki Delisle, propriétaire d'Ascenseur Maxi à Québec

« C'est difficile avec la réglementation qu'on a d'aller chercher des travailleurs à l'étranger. Même des provinces voisines. On aimerait ça », se désole pour sa part Daniel Plante, propriétaire de Daharpro Construction.

Mince consolation, le déficit démographique à l'origine de la pénurie est prêt de se résorber.

« L'augmentation est rendue au secondaire, donc nous on a hâte que ces jeunes-là viennent dans nos centres », ajoute France Cantin, qui dirige le Centre d’étude professionnelle de Québec.

L'ACQ demande au gouvernement la mise en place de plusieurs solutions pour répondre au problème. Il faudrait notamment, selon l'organisme favoriser l'alternance travail-études.

Les entreprises ont aussi leurs responsabilités et doivent revoir leurs façons de faire pour « conserver les 30 % d’hommes et les 50 % de femmes qui quittent le milieu de la construction dans le premier 5 ans », indique l'ACQ dans un communiqué publié vendredi.

Avec les informations de Félix Morrissette Beaulieu

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