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Dans la salle de couture d’Arlette Gaudet, couturière près de Bellevue

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Arlette Gaudet porte une marionette et elle a des lunettes noires.

Arlette Gaudet dans sa salle de couture

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Radio-Canada

Une cave contenant autrefois des centaines de bocaux remplis de légumes de jardin est. depuis quatre ans, la salle de couture d'Arlette Gaudet.

Connue pour faire des marionnettes en tissu depuis les années 1980, la femme qui habite avec son conjoint sur une ferme près de Bellevue reste à l'affût des tendances et crée une grande variété d’articles en tissu et en cuir.  

Tout est bien organisé. Il y a des étagères avec des bacs transparents et des rouleaux de cuirs pendent du plafond. Dans cette salle, je compte au moins cinq machines à coudre. Sur une étagère, une vingtaine de marionnettes souriantes sont là pour nous accueillir.

Gérard et Arlette debout devant une porte avec une couronne de Noel.

Gérard et Arlette Gaudet dans leur maison près de Bellevue

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

C’est beau et propre aujourd’hui! Aujourd’hui, j’ai fait le ménage dit-elle en riant. Habituellement c’est un endroit où elle peut travailler et laisser ses projets en cours sur place. 

Arlette Gaudet crée toutes sortes de choses: des sacs en cuir, des décorations de Noël, des accessoires pour les cheveux, des porte-clefs et des pochettes pour le jeu Donjons et Dragons.

On y trouve également un accessoire qui a reçu beaucoup d’attention dans cet aire de la légalisation de la marijuana: des petites pochettes faites en peau de chevreuil. Ça s’appelle des sacs à pot parce que si tu t’en sers, ça ca-po-te!

Arlette, l’entrepreneur

Au début, se sont ses marionnettes qui recevaient le plus d’attention. Celles-ci avaient été créés à la demande de ses enfants. Elle en a vendu au moins 3000 au fil des ans lors de salons professionnels. Elle en a également vendu à des psychologues, des enseignants et à des bibliothèques. Il lui est aussi arrivé de faire des marionnettes pour des projets spéciaux comme des personnages dans une série de livres pour enfants. 

Ses marionnettes demandent des heures et des heures de travail et, de fil en aiguille, elles ont perdu de la popularité. Selon elle, c'est parce que les enfants aujourd’hui voient peu de marionnettes à la télévision et sur leurs tablettes.  Les enfants ne savent pas quoi faire avec une marionnette.

Arlette consulte souvent ses cinq enfants pour voir ce qui pourrait bien se vendre. Elle fait encore environ quatre salons professionnels par année pour vendre ses articles. 

L’amour de la couture 

Arlette est originaire du sud du Manitoba et elle est la dixième d’une famille de 11 enfants. Sa famille n’avait pas beaucoup d’argent. On n’avait rien là, on n’avait rien! Alors moi j’ai décidé que je voulais une robe, raconte-t-elle.

Elle a trouvé deux vieilles robes que personne ne portait. Sans la permission de sa mère, elle les a transformé en une jupe bouffante et une nouvelle robe à taille empire avec un ruban en satin. 

Un beau dimanche matin, elle a mis des souliers à talon haut et a décidé de porter la robe pour aller à la messe. Même si Arlette avait désobéi à sa mère en utilisant la machine à coudre, sa mère n’a pas dit un mot. Arlette ne sait toujours pas ce qu’elle pensait de la robe, mais elle savait qu’elle avait du talent en couture. 

Ses talents se sont développés avec la pratique et en observant le travail des autres. Quand elle a eu des enfants, la femme débrouillarde confectionnait beaucoup de leurs vêtements et les marionnettes étaient un moyen de faire de l’argent alors qu'elle était mère à la maison. 

Un endroit bien à elle

Il y a quatre ans, son conjoint et elle ont transformé la cave à légumes et à fruits en salle de couture. Les jours où elle devait travailler dans le salon ou dans sa cuisine étaient terminés. 

C’est reposant et c’est exclu de la maison. Alors c’est tranquille et c’est frais en été et chaud en hiver. On est bien ici , mentionne-t-elle.

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